July 24, 2021

est un conflit sur l’obligation pour les enseignants – Corriere.it

de Réalisations d’Adriana

Des étincelles entre Letta et Salvini. La secrétaire pd : « Vous plaisantez avec votre santé. Le leader de la Ligue du Nord : « Je ne plaisante pas. Obligation inutile et non d’un pays libre »

Il y a quelques mois, le président de la République, contre “le virus qui tend à nous diviser”, appelait la politique à éviter les polémiques. Aujourd’hui, alors que la contagion Covid reprend, les vaccins font querelle la politique : du moins le caractère obligatoire des enseignants, invoqué d’une part, contre la liberté des citoyens par un État qui « les poursuit seringue à la main », d’autre part. La seule différence, par rapport à novembre dernier lorsque le chef de l’Etat a lancé son appel, c’est qu’il y a aujourd’hui deux partis alliés au sein du gouvernement Draghi : Pd et Lega.

Letta : « Je suis en faveur de l’obligation de vaccination, Salvini irresponsable »

Des citoyens poursuivis par des seringues, Matteo Salvini s’est exprimé à plusieurs reprises ces dernières semaines défendre la liberté de ne pas se faire vacciner. Mais c’était la dernière fois qu’il évoquait l’image, évoquant les garçons dont les autres partis réclament une vaccination plus massive pour assurer la reprise de l’école en présence, pour provoquer la réaction d’Enrico Letta. “Salvini – déclare le secrétaire du Parti démocrate – rit et plaisante sur les vaccins, c’est un comportement complètement irresponsable. On ne plaisante pas sur la santé des Italiens. Les vaccinations sont une priorité absolue. Le gouvernement prend les initiatives les plus strictes possibles. Je suis pour l’obligation de vaccination ».

Salvini : « La chaleur fait mal à Letta »

Le numéro un de la ligue n’encaisse pas. En effet il renvoie la poussée. “Pour quelqu’un d’habitué à Paris, la chaleur lui joue des tours. Je ne ris pas et je ne plaisante pas. Forcer des élèves ou des enseignants de 13 ou 14 ans à se faire vacciner n’est pas un pays libre ». Alors que la campagne de vaccination se déroule non sans différences et difficultés, le thème est d’atteindre ceux qui échappent à l’appel. Qu’il le fasse par conviction, parce qu’il croit qu’il ne prend aucun risque ou simplement parce qu’il pense aux vacances.

La campagne de vaccination : 50 pour cent des Italiens immunisés

Le fait est que la défense contre la variante Delta et contre le risque d’une contagion exponentielle paralysant le pays, est d’accélérer la vaccination de masse. Avec plus de la moitié des Italiens vaccinés ayant terminé le cycle (27 millions et 300 000, soit 50 % des plus de 12 ans et 46 % du total) et 500 000 sur 60 atteints en quelques jours (mais il en reste encore 2 millions à intercepter), il est inévitable de regarder les jeunes et ceux qui partagent leur quotidien avec eux, comme les enseignants. D’ailleurs, selon les chiffres de l’Institut supérieur de la santé, les garçons sont les redoutables vecteurs de cette souche de Covid. Et dans les tranches d’âge entre 12 et 39 ans, il y a la plupart des non vaccinés.

L’avertissement de l’espoir. D’accord sur les vaccins Renzi et Conte

Pour assumer la tâche de lancer un avertissement à l’unité, c’est le ministre de la Santé, Roberto Speranza : «Il n’y a pas d’ambiguïté sur les vaccins par aucune force politique. De la campagne de vaccination cela dépend du redémarrage et de l’avenir du pays”. Aligné, pour une fois, au poste de secrétaire général et à l’opposé de Salvini, se trouve Matteo Renzi. « Dire non aux vaccins pour les moins de 40 ans, c’est de la folie – affirme-t-il -. Le Covid n’est guère plus qu’une grippe pour ceux qui sont vaccinés ». Même Giuseppe Conte, leader in pectore du M5S, parle des vaccins comme “le seul antidote pour protéger le tissu économique et social”.

Ministre Bianchi : « Nous évaluons l’obligation de vaccination des professeurs »

Mais les mots du ministre de l’Éducation suffisent, Patrizio Bianchi, pour rallumer le fusible : “Nous discuterons collectivement des exigences de vaccination pour les enseignants cette semaine en Conseil des ministres“. Pour Salvini, l’hypothèse est inadmissible. « La population âgée de 60 ans et plus doit être sécurisée – résume-t-il – de 40 à 59 citoyens choisis, les jeunes n’ont pas besoin du vaccin. Si 90 % de couverture volontaire chez les enseignants est estimée d’ici septembre, à quoi bon parler d’obligations ou de licenciements à l’école ? Ce n’est pas un pays libre ».

Melons : « Je me fais vacciner, mais j’ai des doutes sur la vaccination des enfants »

Aux côtés de Salvini, malgré les derniers désaccords, il prend parti Giorgia Meloniqui, cependant, est en dehors du périmètre du gouvernement. Comme son collègue secrétaire de la Ligue du Nord (« Je me ferai vacciner en août », a-t-il déclaré), il assure : «J’ai dit que je vais me faire vacciner et je le ferai. Si j’avais décidé de ne pas vacciner je l’aurais déjà déclaré ». Mais « je me permets d’avoir des doutes sur la vaccination des enfants. Le responsable des Frères d’Italie demande de la clarté. « Si le vaccin n’est pas efficace pour arrêter la circulation du virus mais qu’il est efficace pour arrêter l’aggravation de la maladie, il est indispensable d’atteindre les catégories à risque. Nous parlons d’enfants, mais nous avons plus de deux millions de non vaccinés de plus de 60 ans, qui risquent les soins intensifs et la mort ».

L’adjoint au maire no vax et la contagion qui continue d’augmenter

Il y aurait bien des raisons d’invoquer un bilan serein, alors qu’un adjoint au maire de la province de Turin associe, à travers une image d’Auschwitz, la discrimination des non vaccinés à la persécution des juifs, se retrouvant au centre de la polémique. Pendant ce temps, les infections se multiplient, au moins proportionnellement aux écouvillons : les 2.072 nouveaux cas détectés dimanche sont moins que la veille, mais avec moins de tests effectués. Le taux de positivité monte à 2,3%. Les morts sont au nombre de 7, les hospitalisés se multiplient, même légèrement.

19 juillet 2021 (modification 19 juillet 2021 | 22:40)