August 5, 2021

Capitaine charismatique de Cristiano Ronaldo, mais pas sans défauts

Voici une sacrée anomalie statistique. Six matchs et aucun signe de but. Cristiano Ronaldo tire encore le blanc contre ces Bleus qu’il doit retrouver le 23 juin à Budapest (21h), avec l’espoir de forcer, pour son Portugal, la porte des huitièmes de finale de cet Euro 2021, un rien bloqué après la gifle reçue. contre l’Allemagne (2-4).

Mais face à l’équipe de France, les résultats sont moins froids, compte moins pour cette obsession des chiffres. Il fait d’abord référence à cette finale de l’Euro au Stade de France, le 10 juillet 2016, jour de gloire du football lusitanien. Blessé dès les premières minutes, “CR7” a serré les dents avant de s’agenouiller sur la pelouse dionysiaque. Il doit quitter ses partenaires, abandonnez le brassard à Nani alors qu’un papillon de nuit se pose sur son visage en larmes.

Le reste appartient à sa légende personnelle, celle d’un capitaine courageux, devenu à la fois entraîneur adjoint d’occasion et petit prophète. Gestes et voix, Ronaldo remplace et harangue ses partenaires au bord de la ligne de touche malgré un genou lâche. Puis il annonce à Eder son improbable sort de héros d’un pays lors de l’entrée de l’attaquant lillois. On connaît la suite (1-0).

Cristiano Ronaldo encourage ses partenaires en finale de l'Euro 2016 contre la France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 10 juillet 2016.

Cinq ans plus tard, le bourreau des Bleus a disparu d’une Seleçao dont Ronaldo reste l’arme principale mais aussi un « maximo lider » à l’autorité incontestée, quels que soient les hauts et les bas. Le personnage a le défaut de ses qualités. Même à 36 ans, sa haine de la défaite et de ce qu’il peut percevoir comme une injustice peut l’aveugler et le rendre parfois enfantin.

Le 27 mars 2021, l’attaquant a jeté son brassard de colère sur la pelouse de Belgrade. La raison ? Un but oublié par l’arbitre dans les dernières secondes, qui prive le Portugal d’une précieuse victoire contre la Serbie (2-2) en vue de la qualification pour la Coupe du monde 2022. Début de polémique dans le pays. “On peut essayer de comprendre son geste, mais cette attitude n’est pas acceptable de la part de notre capitaine”, estime son ancien coéquipier Fernando Meira, interrogé par le quotidien sportif portugais Enregistrer.

Un capitaine jeune et défié

Mais le Portugal finit toujours par pardonner à son Atlas venu de Madère et fier de porter le destin de sa sélection sur ses épaules musclées. « C’est un capitaine exemplaire pour nous tous (…), un exemple national », affirme le sélectionneur Fernando Santos à son retour de Belgrade. L’intéressé flatte la fierté nationale de se faire pardonner son geste. «Il y a des moments difficiles à gérer, surtout quand nous sentons que toute une nation est blessée. Levez la tête et affrontez le prochain défi maintenant ! Allez, le Portugal ! “, a-t-il écrit sur Instagram le même soir.

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