July 24, 2021

Djokovic fait tomber le roi Nadal

En quinze ans et cinquante-sept duels, on croyait avoir tout vu entre les deux joueurs aux rivalités les plus riches de l’histoire de leur sport chez les hommes. Mais à respectivement 34 et 35 ans, les deux monstres sacrés ont prouvé qu’ils en avaient sous les pieds. Vendredi 11 juin, en demi-finale de Roland-Garros, Novak Djokovic et Rafael Nadal ont enthousiasmé tous les spectateurs (TV) avec un match dont on se souviendra certainement.

Prenant sa revanche sur la finale du tournoi 2020 dans sa version d’automne, le Serbe a signé l’un des plus grands exploits de son sport, unanimement considéré comme le « Défi ultime sur terre battue », comme il le rappelait lui-même à la veille du grand rendez-vous : battre Rafael Nadal sur « son » court Philippe-Chatrier, qui l’avait vu treize fois sacré. « Le meilleur match que j’ai joué à Roland Garros et dans le Top 3 de ma carrière », dira le Serbe après plus de quatre heures d’un combat capital (3-6, 6-3, 7-6[4], 6-2).

Le numéro un mondial avait pourtant déjà réussi à renverser le roi dans sa forteresse, en quarts de finale de l’édition 2015. Mais il y a six ans, l’Espagnol était vague dans son âme lorsqu’il s’est présenté à la porte. d’Auteuil, alourdi par sa pire saison en surface et ce revers face au numéro un mondial semblait inéluctable. En 2009, lorsque le Suédois Robin Söderling a été le premier à commettre le crime de lèse-majesté, les genoux du Majorquin grinçaient. Cette fois, le tenant du titre n’avait ni blessure physique ni fêlure mentale en entrant sur le court, la défaite ne souffrait d’aucune ambiguïté.

Un niveau de jeu dingue

Depuis le tirage au sort, l’affiche attirait tous les regards : les numéros un et trois mondiaux devaient se retrouver au pied de la finale. Le 58e épisode de la saga réunissait tous les ingrédients qui manquaient huit mois plus tôt dans ce même décor : un niveau de jeu démentiel des deux joueurs pendant trois sets, une foule dont l’enthousiasme a eu raison du couvre-feu et finalement, un dénouement qui déjoué toutes les prévisions.

Le 11 octobre 2020, le scénario de la finale ne portait aucun suspense. Le Serbe n’avait reçu ni plus ni moins une rouste (6-0, 6-2, 7-5), prise à la gorge dès les premiers échanges par l’Espagnol, même si les conditions lui étaient dites favorables – toit fermé , terre alourdie par les premières gelées d’automne.

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