June 21, 2021

avec Roberto Mancini, l’Italie retrouve la lumière

Après cinq ans de disette, l’Italie s’apprête à vibrer à nouveau pour son équipe nationale. Entre la non-qualification pour la Coupe du monde 2018 et un championnat d’Europe retardé d’un an à cause du Covid-19, la dernière image du nationale en phase finale d’une compétition remonte à un tir au but envoyé dans le ciel au-dessus de Bordeaux par Simone Zaza après un élan improbable. L’Italie s’est ensuite inclinée avec les honneurs face à l’Allemagne en quarts de finale de l’Euro.

Mais entre le pays quatre étoiles et le football international, il était écrit que le divorce ne serait pas éternel. Ce 11 juin à Rome, les Italiens donnent le coup d’envoi de l’Euro 2021 contre la Turquie dans leur stade olympique. Mieux, l’Italie arrive avec une réputation : celle d’une équipe rajeunie, invaincue depuis octobre 2018 et se tordant le cou avec les clichés sur son jeu forcément attentiste et spéculatif.

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A 56 ans, Roberto Mancini porte beau et incarne ce renouveau d’entraîneur. Au départ, cependant, ce n’était pas gagné. Le chantier était immense, presque aussi délicat que de creuser une ligne de métro dans le sous-sol romain. Le légendaire attaquant de la Sampdoria Genoa dans les années 1980-1990 a succédé, le 14 mai 2018, à Gian Piero Ventura, démis de ses fonctions après l’élimination en play-offs en novembre 2017 contre la Suède : pour la première fois depuis 1958, L’Italie n’était pas l’invitée d’une Coupe du monde. Ce séisme a même coûté sa place au président de la fédération italienne (FIGC), Carlo Tavecchio.

« Scepticisme ambiant »

Mancini “A été choisi à un moment où la fédération italienne était en crise et n’avait pas de président, réit Enrico Curro, journaliste à La république. Voici Alessandro Costacurta, directeur adjoint de la FIGC nommé par le CONI [Comité national olympique italien], qui a fait ce choix. Un choix qui s’est avéré excellent ».

Alessandro Costacurta, ancien défenseur de l’AC Milan, pousse son ancien coéquipier dans le feu. L’accueil est plutôt sympa. Mancini fait face à une certaine réserve malgré un CV pourvu de trois titres de champion d’Italie avec l’Inter Milan et un autre en Angleterre à la tête de Manchester City.

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Enrico Curro avance une raison : celle de la déception, plus crédible à ses yeux que celle du crime de sale gueule pour ce représentant du chic italien. « Le scepticisme ambiant était dirigé beaucoup plus vers l’équipe nationale que vers Roberto Mancini, reprend le journaliste. Après cette non-qualification pour la Coupe du monde, n’importe qui aurait été accueilli de la sorte. Mais oui, peut-être qu’au départ, Mancini avait plus l’image d’un entraîneur de club que d’un potentiel manager. “

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