June 21, 2021

bousculé par Schwartzman, Nadal se hisse en demi-finale

Lorsque le speaker de Roland-Garros, Marc Maury, a déroulé le palmarès du maître des lieux, mercredi 9 juin, les 5 000 spectateurs autorisés depuis le même jour à remplir les tribunes du court Philippe-Chatrier ont réservé à Rafael Nadal une ovation qu’il n’avait pas reçu depuis deux ans. le “Rafa, je t’aime” et le « Rafa le roi » accompagné cette litanie « Presque plus long que le match lui-même », comme certains de ses camarades préféraient rire.

Après un an et demi de pandémie, on avait presque oublié l’effet de « Ohhhhhhhhhh » et « Ahhhhhhh » spectateurs émerveillés par le spectacle qui s’offre à leurs yeux. Si les cartons à moitié vides n’avaient manqué à personne, les annonces de l’arbitre pour tenter de calmer une foule dissipée avaient presque réussi à se faire désirer.

Huit mois après avoir échoué en demi-finale sur le même court central dans une version d’automne, l’Argentin Diego Schwartzman (tête de série n°10) a fait mieux face au n°3 mondial : il a réussi à lui tenir tête et même à prendre un set de lui. Mais le résultat est le même. Vainqueur en quatre sets (6-3, 4-6, 6-4, 6-0), l’Espagnol affrontera vendredi Novak Djokovic ou Matteo Berrettini pour une place en finale.

Loin d’être fulgurant malgré son tee-shirt jaune fluo, Nadal commet des fautes très inhabituelles en début de match, notamment côté revers. Heureusement pour lui, Diego Schwartzman est totalement inoffensif sur ses mises en jeu (58% des premières balles).

Malgré un manque de réalisme – seulement deux balles de break converties, sur sept occasions dans le seul premier set – cela suffit. Hormis quelques coups bien sentis – dont un lob et une flopée de longs revers -, l’Argentin commet trop souvent la faute, repoussé par les assauts de son adversaire, dont la portance lui gicle sur les épaules.

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Accumulation de trous d’air

Schwartzman compense son format de poche (1,68 m) par sa vitesse, son regard et son sens de l’anticipation. Dès l’entame du deuxième set, il s’empare du service de Nadal, prend le Majorquin à son propre piège, finit par le faire craquer dans l’échange de la ligne de fond avant de remonter au filet. Il confirme son avance dans la foulée pour s’échapper 3-0.

Depuis le début du tournoi, l’Espagnol a connu à plusieurs reprises quelques trous d’air. Deux ballons de troisième set à effacer contre l’Australien Alexei Popyrin au premier tour, un retour flamboyant 5-2 à 5-5 de Richard Gasquet au deuxième tour du deuxième tour. Ce fut encore le cas lors de son entame des huitièmes de finale face à Jannik Sinner, où il a dû casser in extremis alors que l’Italien servait à remporter le premier tour.

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