June 23, 2021

Espagne, tout sur l’équipe

Le rouge. « La Rouge », comme couleur dominante de son maillot (et de son drapeau). Ou, mais c’est plus daté, le « Fureur rouge “ (le « Red Fury »), pour la même raison chromatique, mais en référence au style parfois brut de la sélection à ses débuts.

  • Le calendrier (heure française)

14 juin : Espagne – Suède, 21h, à Séville

19 juin : Espagne-Pologne, 21h, à Séville

23 juin : Espagne-Slovaquie, 18h, à Séville

Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs tiers se qualifient.

  • L’équipe qui devrait jouer

Unai Simon – Jordi Alba, Eric Garcia, Aymeric Laporte, Marcos Llorente – Sergio Busquets, Koke, Pedri – Dani Olmo, Alvaro Morata, Ferran Torres.

Déjà trois sacres, en 1964, 2008 et 2012, et une onzième participation cette année. En France, en 2016, les Espagnols ont été dominés par les Italiens en huitièmes de finale (2-0).

  • Le gérant : Luis Enrique

L'entraîneur Luis Enrique, lors de l'entraînement de l'équipe espagnole, le 31 mai à Madrid.

Estampillé Barça – où il a joué pendant huit ans et entraîné avec succès pendant trois ans (avec deux championnats, trois Coupes du Roi et une Ligue des Champions) – Luis Enrique a aussi la particularité d’avoir évolué quatre saisons avec le grand rival, le Real Madrid. International 62 fois, il appartient à la génération espagnole qui a systématiquement échoué à la porte du dernier carré des compétitions internationales.

Nommé entraîneur après le fiasco de la Coupe du monde 2018 (défaite en huitièmes de finale contre la Russie), il a dû quitter « La Roja » quelques mois en 2019 en raison de la grave maladie de sa fille. Le 19 novembre 2019, il fait son grand retour. Renforcé par un succès 6-0 contre l’Allemagne en Ligue des Nations, il est ambitieux pour l’Euro : « Il faut oublier les mauvais souvenirs des derniers tournois. Notre objectif est de remporter à nouveau des titres. ” La dernière date de l’Euro 2012.

  • Un joueur : Aymeric Laporte

Malgré trois sélections avec les Bleus – sans entrer en jeu – il a préféré opter pour la facilité du moment. Barré par la compétition en France, lassé de la guerre, l’Agenais de 27 ans, formé à l’Athletic Bilbao, a choisi de répondre aux exigences de son pays footballeur : l’Espagne. Privée de son emblématique capitaine, le défenseur central Sergio Ramos, troublé par des blessures cette saison, La Roja a fait appel au joueur de Manchester City qu’elle courtisait depuis de nombreuses années. Naturalisé à l’issue d’une procédure accélérée en mai juste avant l’Euro, Laporte apportera son expérience à une défense qui doit gérer la retraite internationale de Gérard Piqué et l’absence de Ramos, mais qui peut compter sur le talent des jeunes. des éléments comme Eric Garcia (20 ans) et Pau Torres (24 ans).

Longtemps l’Espagne n’a eu à manger que sa victoire à l’Euro 1964, avant de connaître quatre années de triomphe absolu : Euro 2008, Coupe du monde 2010, Euro 2012. A l’époque, en 1964, le tour final ne réunit que quatre équipes qui disputer directement les demi-finales. A domicile, « La Roja » a éliminé la Hongrie (2-1, après prolongation) et a pris sa revanche sur l’URSS en finale (2-1) devant 80 000 spectateurs madrilènes. Une revanche, en fait, car quatre ans plus tôt, l’Espagne du dictateur Franco (1892-1975) avait refusé d’accorder aux joueurs soviétiques un visa d’entrée lors du dernier tour de la phase à élimination directe de l’Euro. L’UEFA disqualifie alors la sélection espagnole, laissant la place à l’URSS… qui devient le premier champion d’Europe des nations.

Sous le joug de Francisco Franco depuis la sanglante guerre civile (1936-1939), l’Espagne a assisté à la création de l’Europe politique. Mais en 1962, 118 personnalités du pays ont organisé un Congrès du mouvement européen à Munich. Son président, Salvador de Madariaga, prononce cette phrase forte : « Ainsi se termine la guerre civile. ” Moqué par le régime franquiste – le journal phalangiste Dessus appelle le « La cohabitation munichoise » -, ce Congrès joue un rôle important en réaffirmant la volonté de ses participants de toutes parts d’ouvrir la voie à la démocratisation du pays. Mais l’Espagne devra attendre 1975 et la mort du Caudillo, pour engager concrètement ce processus. Le pays rejoindra l’Union européenne en 1986.

C’est un très jeune chanteur qui représente l’Espagne au concours de 1970. Ancien gardien de but, Julio Iglesias a commencé à chanter depuis son lit d’hôpital, où il a passé un an et demi à la suite d’un grave accident de la circulation. Il termine 4e de l’Eurovision avec Gwendolyne, un titre inspiré par une Française rencontrée à Cambridge. Cette participation marque le début de sa carrière mondiale. Cinquante ans plus tard, Julio « n’a pas changé ».

Matchs « La Roja » à Séville obligent, comment rater le typique gaspacho andalou. Ensuite, pour les amateurs, la queue de bœuf poêlée à l’huile et accompagnée de légumes locaux peut être dégustée ou pourquoi pas se laisser tenter par les huevas alinas, œufs de merlu, déposés sur un mélange de tomates et oignons vinaigre. Et pour braver l’été, préparez-vous un tinto de verano, une savante dose rafraîchissante de vin rouge et de limonade. Servir avec des glaçons et une tranche d’orange ou de citron.

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