June 23, 2021

A Roland Garros, Carlos Alcaraz fait déjà monter toutes les attentes

A tout juste 18 ans et pour son premier Roland-Garros, Carlos Alcaraz est déjà doté d’une comparaison aussi flatteuse que pesante : il serait le nouveau Rafael Nadal, le digne héritier de l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. Au-delà de leur nationalité espagnole et de leur prédisposition commune pour la terre battue, le parallèle s’explique aussi par leur précocité.

En 2005, Nadal, alors âgé de 19 ans, remporte le Grand Chelem parisien dès sa première participation. Lundi 31 mai, seize ans plus tard, Alcaraz découvrait à son tour la Porte d’Auteuil et s’imposait face à son compatriote Bernabé Zapata Miralles, avant de s’imposer jeudi au deuxième tour et en trois sets (6-4, 6-2, 6-4 ), le Géorgien Nikoloz Basilashvili, tête de série 28.

Ces comparaisons, devenues quasi quotidiennes, le jeune joueur de Murcie s’efforce de les écarter du revers de la main : “En fait, quand Rafa a gagné son premier match ici, il a ensuite gagné le tournoi, donc je ne peux pas me comparer à lui, c’est impossible”, a-t-il assuré lundi, à l’issue du premier tour.

« Une saison pour grandir »

Une victoire finale semblant très improbable, Alcaraz se réjouit déjà de cette première expérience à Roland-Garros, obtenue après avoir passé facilement les trois tours de qualification. C’est en tout cas ce qu’a assuré mercredi Juan Carlos Ferrero, son entraîneur : « Il n’y a toujours pas d’obligation de gagner. Nous vivons l’instant présent, sans hâte, pas à pas. Cette année est une saison pour grandir. Nous ne sommes pas pressés », assure, dans les colonnes de L’équipe, celui qui était numéro 1 mondial et vainqueur du tournoi en 2003.

S’il n’est pas pressé, c’est aussi parce que l’Espagnol a jusqu’ici tout fait plus tôt que prévu. Après avoir brillé sur le circuit Challenger (les tournois de « deuxième division »), où il a glané quatre trophées sur terre battue, Carlos Alcaraz a accroché, en février 2020, sa première victoire dans un tournoi ATP, face à Albert Ramos-Vinolas. – Nadal avait un mois de plus lorsqu’il a remporté sa première victoire sur le Tour.

Début 2020, l’espoir espagnol tournait encore autour des 500e place du monde. Aujourd’hui, il est monté au 97e carré. Ce qui témoigne un peu plus de sa précocité et de son potentiel, puisqu’il est aujourd’hui le plus jeune membre du top 100.

Alcaraz n’ose pas encore affirmer ses ambitions à Roland Garros, mais il n’a pas hésité à poster dans le journal espagnol Comme, dès le mois d’août, une grande confiance en ses capacités. “Mon grand rêve est d’être un jour numéro un mondial, expliqua-t-il alors, avec le naturel, voire la candeur qui le caractérise. J’aimerais pouvoir gagner tous les tournois du Grand Chelem. »

“Bientôt l’un des meilleurs au monde”

Le 5 mai, jour de ses 18 ans, il affronte son idole pour la première fois de sa carrière et, sans surprise, s’incline lourdement (1-6, 2-6). Après la réunion, il a regretté qu’un Nadal impérial l’ait “Juste ne pas laisser jouer [son] meilleur niveau “.

Ce dernier, pourtant, ne tarit pas d’éloges après sa victoire. « Carlos a déjà un niveau de tennis incroyable. C’est un joueur complet, très agressif, capable de monter au filet très souvent, il bouge très bien. Il deviendra probablement bientôt l’un des meilleurs joueurs du monde. Je pense qu’il va sauter les étapes très rapidement », dit-il alors.

Ce style agressif, énergique, porté par un coup droit puissant et un revers à deux mains, n’est pas exactement celui du majorquin. Pour décrire son jeu, le droitier, qui aime ramasser les coups gagnants et monter au filet, a déclaré en février 2020 qu’il était « » plus ou moins comme celui de Roger Federer ».

Avant de confirmer qu’il peut être un éventuel héritier des « Big Three » (Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic) et se débarrasser définitivement de ces références encombrantes, une qualification pour les huitièmes de finale de l’édition 2021 de Roland-Garros serait offrent déjà à Carlos Alcaraz de solides certitudes.

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