June 22, 2021

La Suisse, tout sur l’équipe

Le Nati est simplement l’abréviation de équipe nationale (” Équipe nationale “). Un surnom adopté de part et d’autre de la « barrière du rösti », cette frontière linguistique et mentale qui sépare la Suisse romande à l’ouest de la Suisse alémanique à l’est.

  • Le calendrier (heure française)

12 juin : Suisse v Pays de Galles, 15h, à Bakou

16 juin : Suisse v Italie, 21h, à Rome

20 juin : Suisse – Turquie, 18h, à Bakou

Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs tiers se qualifient.

  • L’équipe qui devrait jouer

Yann Sommer – Manuel Akanji, Fabian Schär, Nico Elvedi, Kevin Mbabu – Remo Freuler, Granit Xhaka, Steven Zuber, Xherdan Shaqiri – Haris Seferovic, Breel Embolo.

Il s’agit de la cinquième participation de la Suisse, qui n’a pour l’instant atteint, au mieux, que les huitièmes de finale, en 2016.

  • L’entraîneur : Vladimir Petkovic

Né à Sarajevo en 1963 dans une famille croate, Vladimir Petkovic (qui a joué en Suisse à partir de 1987) incarne ce Nati multiculturel au tropisme balkanique, composé notamment d’internationaux d’Albanie et du Kosovo. Depuis son arrivée en 2014, la Suisse a disputé deux Coupes du monde et un Euro, mais a toujours trébuché en huitièmes de finale. « Il ne faut jamais oublier que se qualifier pour une Coupe du monde et un Euro reste un grand résultat pour la Suisse », se souvient le technicien.

Malgré une année 2020 délicate (aucune victoire en sept matchs), Vladimir Petković conserve la confiance de sa fédération, qui a prolongé son contrat jusqu’en 2022. Depuis, le coach a pu s’acheter un peu de sérénité grâce à deux victoires, contre la Bulgarie. et la Lituanie, en ouverture des éliminatoires de la Coupe du monde 2022.

  • Un joueur : Xherdan Shaqiri

Mesurant 1,68 m (et doté d’un torse de lutteur), Xherdan Shaqiri est le meneur de jeu et le facteur X des Nati. Joueur fulgurant – à l’image de son rapatrié élu but de l’Euro 2016 – il est aussi déroutant que son dribble. Surnommé un peu hâtivement « le Messi des Alpes », ce numéro 10 dispose en sélection d’une totale liberté d’action, loin de son statut de remplaçant de luxe à Liverpool.

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En 2016, le joueur, né en 1991 dans une Yougoslavie en guerre, avait hésité à rejoindre la jeune sélection du Kosovo. En tant que nouvelle nation reconnue par la FIFA, le pays pourrait en effet solliciter des joueurs ayant déjà eu une expérience internationale avec une autre sélection. Un « pourquoi pas » qui a été critiqué. Deux ans plus tard, le Kosovard original a marqué contre la Serbie sous le maillot suisse au premier tour de la Coupe du monde, et a imité un aigle, un geste considéré comme pro-albanais, pour chambrer ses adversaires. Ce que la presse suisse lui avait reproché.

Xherdan Shaqiri s'envole et marque contre la Pologne lors de l'Euro 2016, le 25 juin 2016 à Saint-Etienne.

En 1996, la Suisse a disputé son premier Euro avec un entraîneur, un homme à moustache bien connu du côté du PSG : Artur Jorge. Fin 1995, le Portugais remplace Roy Hodgson, coupable aux yeux de l’Association suisse de football d’avoir signé avec l’Inter Milan pour la saison suivante.

Comme le dit le journal Le matin, Artur Jorge semble se désintéresser de l’équilibre entre francophones et germanophones. Le 28 mai, il annonce sa sélection au grand dam des Suisses allemands, qui s’étouffent en découvrant l’absence de l’attaquant Adrian Knup et du meneur de jeu Alain Sutter. Alors que la presse allemande se déchaîne, le groupe affiche déjà une relative confiance en son entraîneur.

Pourtant, la Suisse joue bien, et ne parvient même pas à réaliser l’exploit en ouverture face à l’Angleterre dans son jardin de Wembley (1-1). Mais le navire suisse a ensuite pris l’eau contre les Pays-Bas (1-4), puis contre l’Ecosse (0-1). « Pour aller loin, il aurait fallu être bien préparé. Ce n’était pas le cas, il n’y avait plus de ligne », résumera l’attaquant Stéphane Chapuisat, nostalgique de Roy Hodgson.

« C’est un dimanche noir. ” Le 6 novembre 1992, le conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz a vu son rêve européen se fissurer. Avec une faible majorité (50,3%), les Suisses rejettent l’adhésion de l’espace économique européen, qui assure la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes pour les membres de l’Union européenne et certains États associés (comme la Norvège, autre pays resté hors de l’UE). En 2001, un nouveau vote est organisé, qui tourne cette fois au fiasco pour les initiateurs du « Oui à l’Europe ! « Avec 76,8 % pour le non. Depuis, Berne n’a jamais semblé si loin de Bruxelles.

Lorsque Céline Dion a remporté le concours en 1988, la Québécoise (qui avait été sélectionnée grâce aux votes des téléspectateurs) a mis fin à vingt-huit ans de pénurie pour la Suisse. Toujours la première, la zurichoise Lys Assia avait pourtant inauguré le Concours Eurovision de la chanson en 1956 avec deux chansons, l’une en allemand (Le vieux carrousel), l’autre en français (Refrain). La compétition n’en était qu’à ses balbutiements. Derrière le vainqueur, il n’y avait pas de classement et le président du jury est monté sur scène pour annoncer sa victoire à une Assia surprise.

En Suisse, le croissant n’est pas seulement la star du petit-déjeuner, mais aussi celui de l’apéritif dans sa version fourrée au jambon. Aux herbes aromatiques, à la moutarde, au fromage blanc ou aux pommes de terre, il y en a pour tous les goûts. Pour vous désaltérer, vous pouvez l’accompagner d’un vin blanc du Valais, une région dont l’autre spécialité est la production des présidents de la FIFA : Sepp Blatter et Gianni Infantino tous deux en sont originaires.

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