June 25, 2021

A Roland Garros, Rafael Nadal ou l’élixir d’immortalité

Ses adversaires le supposaient déjà fortement mais il n’y a plus de doute : Rafael Nadal est immortel à Roland-Garros. L’Espagnol, qui affronte jeudi 3 juin, jour de ses 35 ans, le Français Richard Gasquet, est une nouvelle fois le meilleur candidat à sa succession. L’histoire n’est pas finie que le joueur le plus titré de la Porte d’Auteuil (treize titres) y a déjà sa statue, inaugurée il y a quelques jours près de la toute nouvelle entrée principale de l’enceinte parisienne.

Une sculpture en acier inoxydable de 3 m de haut et près de 5 m de large, œuvre de l’artiste espagnol Jordi Díez Fernandez, représentant le Majorquin et sa rage légendaire de gagner dans une posture aérienne. « Tôt ou tard, cette statue lui reviendrait et elle sera encore là bien après nous », le directeur du tournoi, Guy Forget, s’est justifié avec le sourire. Joueur statutaire de son vivant, même Roger Federer n’a pas (encore) ce privilège, contrairement aux footballeurs Cristiano Ronaldo, Zlatan Ibrahimovic ou Lionel Messi.

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Déjà détenteur des records les plus marquants à la Porte d’Auteuil, Rafael Nadal en a encore deux à battre dans sa forteresse : devenir le plus vieux vainqueur du tournoi (son compatriote Andrés Gimeno avait 34 ans et 10 mois, en 1972) mais aussi pour établir le record de durée entre deux titres (il est à égalité avec l’Australien Ken Rosewall, vainqueur à quinze ans d’intervalle, entre 1953 et 1968).

Surtout, il pourrait devenir en cas de victoire, dimanche 13 juin, le seul maître du tennis mondial avec un 21e Grand Chelem, lui qui partage désormais le record avec Roger Federer.

“C’est sa cour, ce sera toujours sa cour”

Sa première victime du millésime 2021, Alexei Popyrin (63e monde), s’est fait sentir. « C’est son court. Ce sera toujours son court », soupira l’Australien, battu 6-3, 6-2, 7-6 mardi 1est juin sur le court Philippe-Chatrier, après avoir perdu deux balles dans le troisième set.

Mais le protégé de la Mouratoglou Tennis Academy, encore trop fougueux du haut de ses 23 ans malgré un talent qui saute aux yeux, a appris que battre Nadal à Roland-Garros, c’est d’abord se convaincre qu’on est capable de le faire. Sur 103 matches, seuls deux hommes ont réussi à le faire abdiquer : Robin Söderling en 2009 et Novak Djokovic en 2015.

Pour la première fois de sa carrière, le tirage au sort a malicieusement placé l’Espagnol dans la même partie de tableau que le Serbe et son autre plus grand rival, Federer. Il pourrait croiser l’un ou l’autre en demi-finale.

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