June 25, 2021

Roland-Garros : Serena Williams ou la quête impossible

A 39 ans et huit mois, cela fait plus d’un quart de siècle que Serena Williams a mis le pied sur le circuit. L’Américain, toujours solidement implanté dans le top 10 mondial (8e), dispute fils 18e Roland Garros. Lundi 31 mai, elle aura l’honneur de la toute première séance du soir de l’histoire du tournoi pour son entrée en lice face à la Roumaine Irina-Camelia Begu (74e), néo-trentième, ce qui lui fait « seulement » dix ans alors que certains de ses adversaires aujourd’hui seraient en âge d’être sa fille.

Elle-même est devenue maman en 2017. Malgré les contraintes du très haut niveau et les obligations liées à son statut de « superstar » qui a depuis longtemps dépassé le seul cadre du tennis, l’ancienne numéro un mondiale se targue de n’avoir encore jamais a passé une nuit loin de sa fille. Du haut de ses 3 ans et demi, la petite Olympia possède déjà des raquettes et des répliques des tenues de son équipementier, et possède son propre compte Instagram, sur lequel 617 000 abonnés peuvent commenter.

Serena Williams - ici à l'entraînement à Biot dans les Alpes-Maritimes le 5 mai 2021 - court après son 24e Grand Chelem.

Depuis son retour de maternité en mars 2018, Serena Williams est apparue à chaque levée du Grand Chelem avec la volonté de rejoindre au plus vite la Margaret Court australienne et ses 24 couronnes, conquises entre 1960 et 1973. Même si le record de Grand Chelem de l’ère Open (23, contre 22 pour Steffi Graf) est bien plus significative que le record de tous les temps – que Court a remporté à cheval sur l’ère « amateur » et l’ère Open (lorsque les professionnels comme les amateurs étaient autorisés à jouer les mêmes tournois) -, l’Américaine veut continuer à écrire sa légende.

« Quand je la vois, je me dis : mais comment fait-elle ? Ne serait-ce que physiquement, après avoir eu une grossesse à 36 ans… Plus on avance en âge, plus ça laisse des traces », réagit Amélie Mauresmo, qui commente la quinzaine pour Amazon Prime Video.

Serena Williams s'échauffe avant son entraînement à Biot (Alpes-Maritimes), le 5 mai 2021.

Quatre défaites en quatre finales

Pendant deux décennies, la plus jeune des sœurs Williams (Vénus, 40 ans, a 104 anse monde) a presque dominé le circuit de la tête et des épaules. Hélas, depuis trois ans, malgré quatre finales de Grand Chelem (Wimbledon 2018 et 2019, US Open 2018 et 2019), elle cale sur la dernière marche. Dommage pour une joueuse qui tout au long de sa “première” carrière a laissé peu de suspense, une fois arrivée à ce stade du tournoi. Même si, paradoxalement, ces temps de relative rareté ne font qu’augmenter la portée de ce qu’elle a accompli jusqu’à présent.

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