June 22, 2021

Les Parisiennes en position de force pour le titre de championnes de France

Le Paris-Saint-Germain s’est ouvert une voie pour décrocher son premier titre français de football féminin après avoir réduit un match nul 0-0 lors de son déplacement à Lyon dimanche 30 mai, un résultat sous forme de passation de pouvoir. entre les deux clubs. La réunion qui devait être contestée dans un premier temps le 13 mars avait été reportée en raison de cas de Covid-19 dans l’effectif parisien.

Les Parisiennes, qui restent en tête de la D1 avec un point d’avance sur les Lyonnaises (2e minute), devra cependant encore s’imposer, vendredi, à domicile contre Dijon lors de la dernière journée pour être sacré, tandis que l’OL recevra, dans le même temps, le FC Fleury. Ces deux adversaires sont très abordables pour les deux clubs et les positions ne devraient pas bouger avec, en conséquence, la perte du titre pour Lyon après quatorze ans d’hégémonie.

Au cours de la saison, Paris s’est avéré être la meilleure équipe de France. Le PSG avait battu l’OL le 20 novembre au Parc des Princes (1-0) et, à cette occasion, semblait pouvoir remettre en cause la suprématie de l’Olympique Lyonnais qui restera ainsi sur une saison blanche, une première depuis 2006.

L’équipe parisienne a également éliminé Lyon en quarts de finale de la Ligue des champions en avril (0-1, 2-1) avant de s’incliner en demi-finale contre Barcelone, futur vainqueur de l’épreuve. Et pour l’ensemble du club rhodanien, qui a dominé le football français chez les garçons, sept fois champion de 2002 à 2008 et vainqueur de la Coupe de la Ligue (2001), c’est aussi la première fois en vingt ans qu’aucune récompense ne comble l’armoire à trophées.

Un Lyon inoffensif

Sur le match, le PSG, qui contrôlait le match, s’est créé les meilleures occasions en première période avec des actions de Kadidiatou Diani (5e et 38e), Sandy Baltimore (11e), Ramona Bachman (28e) ou Signe Bruun après la mi-temps (63e).

De son côté, le remplacement, le 27 avril, de l’entraîneur Jean-Luc Vasseur par Sonia Bompastor, directrice de l’Académie et ancienne joueuse emblématique du club, n’a pas encore apporté les effets escomptés. Le jeu collectif reste toujours aussi faible.

Face au PSG, les Lyonnaises, toujours privées de Griedge M’Bock en défense, d’Ada Hegerberg en attaque, les absences auxquelles s’est ajoutée le forfait de dernière minute d’Eugénie Le Sommer ont été dominées dans l’entrejeu.

Lents dans l’animation offensive, ils n’ont pas su porter suffisamment le danger sur le but de la gardienne Christiane Endler, annoncée à Lyon. Le Chilien a connu une soirée assez calme avec seulement deux occasions pour Lyon, une reprise de la tête d’Amandine Henry (36e) et un tir au-dessus de Sakina Karchaoui (40e). Et les starters de Melvine Malard (70e), Saki Kumagaï (70)e) ou Janice Cayman (70e) n’a pas bouleversé l’équilibre de la réunion.

Un bilan très décevant qui prouve le président de l’OL, Jean-Michel Aulas, qui avait évoqué, au moment de l’intronisation de Bompastor, « Une désintégration du jeu depuis plusieurs saisons », dont le PSG a profité cette année.

Le monde avec l’AFP

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