June 23, 2021

Le projet Breizk Park, en Bretagne, retenu pour remplacer l’ancien zoo de Pont-Scorff

Le tribunal de commerce de Lorient a choisi, jeudi 20 mai, le projet Breizh Park, porté par l’entrepreneur costaricien Sébastien Musset, pour prendre le relais de l’ancien zoo de Pont-Scorff (Morbihan), placé en liquidation judiciaire. Le projet prévoit un investissement de 5 millions d’euros (dont 4 millions de travaux), et la reprise de dix des seize salariés. Six investisseurs, dont des spécialistes de la reprise d’entreprise et des parcs animaliers, sont impliqués.

Contrairement au projet déposé par l’ONG Sea Shepherd, qui finance le projet de reprise de Pont-Scorff via la coalition d’ONG Rewild depuis fin 2019, celui de M. Musset prévoit une exposition des animaux au public. Quatre projets de reprise avaient été déposés, mais seuls ceux de M. Musset et de Sea Shepherd restaient en lice mardi.

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« Notre projet s’articule autour du bien-être animal, avec notamment l’agrandissement des enclos, la réintroduction d’espèces dans des milieux naturels ou des sanctuaires, et un centre de soins animaliers. Nous ne sommes pas un zoo classique ”, a déclaré Sébastien Musset, précisant que ” la main [était] plus que tendu à Sea Shepherd ” sur le volet réintroduction des espèces. Le projet devrait tirer ses revenus des entrées publiques et des dons des entreprises.

Un projet de « réensauvagement du monde »

« Le tribunal de commerce n’a pas pleinement apprécié l’attente d’une partie croissante de l’opinion publique pour un autre projet », a déploré Sea Shepherd dans un communiqué. “Nous regrettons que le tribunal de commerce soit resté sur des hypothèses générales sur les ONG et qu’il n’ait pas cru à la viabilité d’un projet qui ne vise pas à générer du profit en exposant des animaux au public”, a ajouté l’ONG. Sea Shepherd est cependant disposé à « Aider l’acheteur » dans la réhabilitation des animaux de zoo.

La société gestionnaire Bretagne Zoo, endettée à hauteur de 2 millions d’euros, a été placée en liquidation judiciaire en mars 2021. En décembre 2019, le collectif d’ONG Rewild avait acquis 70% de la société grâce à une campagne de financement participatif. L’appel aux dons reposait sur une promesse : le rachat servirait à “Libérer” les 560 résidents à les renvoyer dans leur milieu d’origine, transformer le lieu en centre d’accueil pour animaux issus de trafics, et « Pour réensauvager le monde ». Fin 2020, l’ONG avait pourtant constaté de graves erreurs de gestion. Un audit avait révélé que la société était en suspension de paiement.

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Le projet retenu par le tribunal de commerce de Lorient, Breizh Park, prévoit une ouverture en juin 2022.

Le monde avec l’AFP

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