July 29, 2021

« Inapplicable », « irrecevable »… Les interrogations soulevées par le pass santé dans les commerces, transports et restaurants

Moins cher, mais toujours aussi inapplicable selon eux : les professionnels de la restauration n’étaient guère plus avancés, lundi 19 juillet au soir, après la présentation du projet de loi étendant le pass sanitaire à leurs établissements. Pas plus que ceux des centres commerciaux, qui ironisaient sur une mesure aux contours incertains, ou les dirigeants de la SNCF, même pas évoqués par Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, lors de sa conférence de presse.

Les cafétérias et les restaurateurs sont désormais fixés sur les conséquences du non-respect du pass sanitaire dans leurs établissements : ils seront visés par une amende de cinquième catégorie, soit 7 500 euros pour une personne morale. Après discussion avec le Conseil d’État, le gouvernement a renoncé à criminaliser ce délit, ce qui aurait valu aux propriétaires de l’établissement un an maximum et une peine d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Ce sera le cas pour la troisième infraction. “ Ça va encore trop loin », juge Roland Héguy, président de l’UMIH (Union de l’hôtellerie et de l’industrie).

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Les principales revendications des organisations patronales restent les mêmes : restreindre le pass sanitaire à l’intérieur des établissements, s’abstenir de contrôler l’identité des clients et reporter de plusieurs semaines l’obligation de vaccination de leurs salariés, fixée au 30 août. Sur ces points, « Il n’y a pas de détente », note Roland Héguy.

« Il y a beaucoup de tension de la part de nos adhérents lorsqu’il s’agit de contrôler les clients, il rapporte. Les applications pour vérifier le pass sanitaire, ça marche bien, mais alors vérifier la carte d’identité, ce n’est pas possible. Notre métier c’est la convivialité, on ne peut pas aller dans ce sens. Concernant les terrasses, il suffit de regarder les établissements balnéaires, où les jeunes prennent leur verre pour comprendre que cela sera difficile à appliquer. “

« Pas organisé pour ça »

Depuis le discours d’Emmanuel Macron il y a une semaine, la presse locale s’est fait l’écho d’une poignée de cafetiers et restaurateurs annonçant leur intention de ne pas contrôler leurs clients. « Selon le type d’établissement et de clientèle, chacun sera plus ou moins touché, constate Paul Duverger, restaurateur à Sallanches (Haute-Savoie) et vice-président du Groupement national des indépendants (GNI). Je ne vois pas comment le propriétaire d’un petit bar à vin, seul derrière son comptoir, ou d’un grand établissement de plage s’en sortira. Nous ne sommes pas des structures organisées pour cela. Un centre commercial a des veillées et des ruisseaux répartis. Chez nous, les gens arrivent en même temps et mangent en une heure. “

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