July 24, 2021

“Nous entrons dans la partie difficile du pacte vert”

Qui a dit “big bang” législatives dite explosion de réactions. La présentation par la Commission européenne, mercredi 14 juillet, d’une dizaine de propositions législatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne (UE) a suscité un accueil mitigé de la part des personnels politiques, des ONG et des entreprises. Si la plupart des acteurs reconnaissent l’ambition globale des mesures, ils expriment également leurs revendications, tandis qu’une phase de négociations s’ouvre avec le Conseil et le Parlement, qui devrait faire évoluer les textes initiaux.

« Avec ce paquet très cohérent, nous entrons enfin dans la partie difficile du Pacte vert européen qui vise à accélérer la transition écologique et industrielle », se félicite Thomas Pellerin-Carlin, directeur du pôle énergie de l’Institut Jacques-Delors. « Si ce paquet législatif était adopté tel quel, il mettrait l’Union européenne sur la voie de son objectif à l’horizon 2030 », ajoute l’expert. Les Vingt-Sept se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici 2030 par rapport à 1990, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Droit de polluer

« Tous les sites sont ouverts pour atteindre notre objectif. Il n’y a pas d’impasse sur un secteur. Même l’aviation et le transport maritime, qui étaient jusqu’à présent un angle mort, sont désormais impliqués », ajoute Neil Makaroff. Cependant, le responsable des politiques européennes de la coalition d’ONG françaises Réseau Action Climat appelle à « Élever le niveau d’ambition ». Pour le Climate Action Network, qui rassemble plus de 1 300 ONG dans le monde, l’Union européenne devrait viser à réduire les émissions de“Au moins 65%” en 2030, de faire sa part pour limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 °C, l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris. « Célébrer ce paquet législatif, c’est comme si un athlète de saut en hauteur demandait qu’une médaille soit passée sous la barre », ironiquement, de son côté, le directeur européen de Greenpeace, Jorgo Riss, qui dénonce que « De nombreuses politiques n’entreront pas en vigueur avant dix ans ou plus ».

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La mesure la plus controversée du paquet réside dans la proposition de créer un deuxième marché du carbone pour le transport routier et le chauffage des bâtiments à partir de 2026. En pratique, cela reviendrait à imposer aux fournisseurs de carburant, de gaz ou de fioul. acheter des droits de polluer, un surcoût qu’ils répercuteraient sur les factures des ménages. Ce surcoût pourrait s’élever à plus de 400 euros par an en moyenne sur la période 2025-2040, en supposant un prix du carbone modéré, selon les calculs de l’ONG bruxelloise European Roundtable on Climate Change and Sustainable. Transition. « Le prix très volatil du CO2 risque de frapper durement les ménages, surtout les plus modestes », s’inquiète Neil Makaroff, qui craint un mécanisme capable de « Faire dérailler le pacte vert ». Le fonds pour le climat social, qui doit être créé pour aider les plus vulnérables à amortir le nouveau marché du carbone, est « Totalement insuffisant », juge-t-il, alors qu’il serait doté de 72 milliards d’euros sur sept ans, à partager entre les Vingt-Sept.

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