August 5, 2021

La Chine lance officiellement son marché du carbone

La Chine a lancé vendredi 16 juillet le plus grand marché du carbone au monde pour aider à réduire les émissions polluantes du géant asiatique, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Le pays est aussi celui qui investit le plus dans les énergies nouvelles et Pékin a promis d’atteindre la neutralité carbone en 2060.

Les échanges ont commencé à 9h30, heure locale, à la Bourse de l’énergie et de l’environnement de Shanghai, a annoncé l’agence de presse officielle China New News dans un bref communiqué. Ce marché du carbone permet pour la première fois aux autorités provinciales de fixer des quotas pour les centrales thermiques et permet aux entreprises d’acheter des droits de polluer à d’autres ayant une empreinte carbone plus faible.

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La première transaction a été fixée à 52,78 yuans (6,80 $) par tonne de carbone. Un prix très bas par rapport à ceux pratiqués l’an dernier dans l’Union européenne (environ 36 dollars) et en Californie (17 dollars).

Une efficacité qui reste à prouver

Concrètement, les autorités délivrent un certificat pour chaque tonne de dioxyde de carbone (ou autres gaz à effet de serre) qu’une entreprise est autorisée à émettre. En cas de non-respect, ces derniers doivent payer des amendes. Dans un souci de transparence, les entreprises devront rendre publiques leurs données de pollution et les faire vérifier par des tiers.

Ce marché du carbone ne concerne actuellement que le secteur de l’électricité, dont les centrales électriques en Chine fonctionnent encore largement au charbon, l’une des énergies les plus nocives pour l’environnement. Et pour certains analystes, les amendes pour non-conformité ne sont pas assez dissuasives. Autre point : les permis de polluer sont distribués gratuitement au lieu d’être mis aux enchères. Par conséquent, les entreprises sont moins incitées à réduire rapidement leurs émissions.

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Le président Xi Jinping s’est fait applaudir fin 2020 en annonçant que son pays commencerait à réduire ses émissions polluantes avant 2030 et atteindrait la neutralité carbone d’ici 2060, c’est-à-dire absorber autant qu’émettre. Mais dans sa forme actuelle, « Le marché du carbone ne jouera pas un grand rôle dans la réalisation de ces objectifs », prévient Lauri Myllyvirta du Clean Air and Energy Research Center (CREA).

Le monde avec l’AFP