June 25, 2021

“Les pois chiches sont l’une des meilleures alternatives aux protéines animales”

« Je suis toulousain de naissance et indien de cœur. Mes parents étaient des militants altermondialistes et, grâce au travail de mon père pour l’ONG Frères des hommes, nous avons beaucoup voyagé dans notre enfance. Dès l’âge de 4 ans, mon frère et moi étions dans les manifestations anti-nucléaires, puis, quelques années plus tard, nos parents nous ont emmenés dans les Andes ou au plus profond de la forêt amazonienne.

Le pays qui m’a le plus marqué est l’Inde, où je suis allé pour la première fois à 7 ans, pendant trois mois. Ce fut une aventure incroyable, nous sommes allés de village en village et avons découvert l’Inde pendant que mon père travaillait. A 10 ans, j’ai commencé à chanter, et je suis entré au conservatoire professionnel à 17 ans.

« J’ai eu un burn-out, et j’ai compris que je voulais trouver un travail qui a un rapport avec les autres, c’est dans le partage. “

Mais j’étais malheureux là-bas : chanter c’est comme un sport de haut niveau, il faut beaucoup travailler, apprendre l’italien et l’allemand, oublier les sorties, les films, les amis… C’était une vie très contraignante, compétitive. et seul. J’ai eu un burn-out, et j’ai compris que je voulais trouver un travail qui ait un rapport aux autres, qui soit dans le partage.

J’ai abandonné le chant pour préparer un diplôme en relations internationales spécialisé sur l’Asie du Sud. Mais, lorsque je suis allé tester le métier dans une ambassade à New Delhi, j’ai réalisé que c’était un environnement très franco-français, et que je me serais quand même retrouvé seul dans la vie d’expatrié. A 21 ans, j’ai demandé à mon père si je pouvais me renseigner sur l’un de ses projets.

J’ai trouvé ma vocation au contact des paysans des villages indiens. En 2007, j’ai participé à l’organisation d’une grande marche des paysans sans terre, et peu après, j’ai rejoint SOL, une ONG française qui accompagne et soutient les petits paysans, notamment en Inde, en Afrique du Sud. « L’Ouest et la France. C’est alors que j’ai rencontré Vandana Shiva, une figure indienne de la lutte écologique contre l’accaparement des terres et des semences.

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En 2010, son association Navdanya s’est opposée, au nom de la souveraineté alimentaire, à l’implantation en Inde de la première aubergine OGM, créée par Monsanto. Nous les avons rejoints dans ce combat et avons commencé à travailler avec eux sur divers projets pour défendre les paysans et leurs libertés.

Souveraineté alimentaire

Les beignets d’aubergines à la farine de pois chiche représentent à la fois mes valeurs et mes combats. Ils font appel à mes origines méditerranéennes, mais aussi à la savoureuse cuisine indienne que j’ai mangée toute mon enfance. En Inde, il existe plus de 4 500 variétés d’aubergines : blanches, roses, vertes, striées, rondes ou allongées… Pour moi, c’est un symbole de biodiversité et de l’importance de protéger cette biodiversité jusqu’à l’heure. dans nos assiettes.

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Quant aux pois chiches, autre pilier de la cuisine indienne, c’est l’une des meilleures alternatives aux protéines animales, une légumineuse qui symbolise la souveraineté alimentaire et la lutte contre le changement climatique (puisqu’elle permet de se passer du soja, avec une empreinte carbone élevée) . Ces beignets sont aussi délicieux que symboliques. “

Tous paysans, tous paysans ! Voyage au cœur de l’agroécologie paysanne en Inde, en France et au Sénégal, association SOL.

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