June 22, 2021

Les Glorious Islands deviennent une réserve naturelle nationale

Bonne nouvelle pour les tortues vertes (Chelonia mydas) et imbriqué (Eretmochelys imbricata) qui viennent y faire leur nid, requins et raies qui passent et quelques autres : dauphins à long bec, baleines, poissons de récif… La Réserve Naturelle Nationale des Glorieuses est officiellement créée. Elle a 170 anse de France. Le décret, en date du 8 juin, a été publié au Journal officiel Jeudi 10 juin. L’archipel de l’océan Indien, situé dans le canal du Mozambique, au nord-ouest de Madagascar, troque donc son titre de simple parc marin acquis en 2012, pour un statut plus protecteur.

La classification de ces atolls et de ces îles, qui représentent des oasis de vie au milieu de l’océan, a été un peu laborieuse. Les premiers arrêtés préfectoraux visant à limiter les impacts sur ces écosystèmes datent de 1975. L’objectif de l’arrêté publié jeudi 10 juin est de conserver la biodiversité sur ses 4,3 km² de terre et dans ses eaux sous juridiction française qui s’étendent sur 43 700 km² environ.

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Impliquer les États riverains

Avec l’avis d’un conseil scientifique et d’un comité consultatif de la réserve, le préfet administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) dispose de trois ans pour élaborer un plan de gestion capable de « Contribuer au renforcement des écosystèmes voisins dans un contexte de fortes pressions anthropiques, notamment liées à la pêche illégale et au changement climatique », précise le décret, signé par cinq ministres. On s’attend à ce que les États riverains soient là « associés ».

L’archipel et, globalement, les îles de l’océan Indien occidental constituent l’un des 35 « points chauds » de la biodiversité terrestre. Il y a des oiseaux terrestres comme le Glorious Bulbul (Hypsipetes madagascariensis), un passereau local, six espèces de reptiles dont deux endémiques, des insectes et des plantes indigènes aussi… les colonies d’oiseaux marins ont progressivement disparu. Les scientifiques identifient au moins cinq espèces qui se sont éteintes entre 1880 et 2004, en raison de la chasse, de la collecte des œufs et du guano, des perturbations causées par les humains, les chats et les rats introduits là-bas, mais surtout la destruction de la forêt indigène, remplacée par une cocoteraie. Sternes fuligineuses (Onychoprion fuscatus) va désormais nicher sur l’Ile du Lys.

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