June 25, 2021

le recul de l’épidémie se poursuit, mais à un rythme plus lent

La météo pour le Covid-19 est bonne. La baisse de tous les indicateurs de l’épidémie se confirme pour la cinquième semaine consécutive. Les taux d’hospitalisation ont atteint ceux de mi-mai 2020, lors du premier déconfinement ; le nombre de personnes en réanimation est passé sous le seuil de 3 000 personnes au 1erest Juin. Les décès de patients hospitalisés pour Covid-19 ont continué de baisser et sont tombés en dessous de 100 par jour.

Cependant, il est encore trop tôt pour dire que l’épidémie est derrière nous. Le taux de reproduction a légèrement augmenté, passant de 0,75 à 0,8, et a même atteint 0,88 pour les admissions en réanimation. “Cette reprise a commencé début mai, ce qui correspond à la reprise du secondaire, sachant qu’il peut y avoir aussi un effet, certes plus limité, du primaire”, analyse Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’Université de Montpellier.

Concernant un éventuel « effet terrassement » que la première étape du déconfinement faisait craindre, le 19 mai, aucune reprise des contaminations n’est à observer pour le moment, mais il faudra encore attendre une semaine avant de pouvoir mesurer précisément la conséquences de ces réouvertures. “Nous ne nous attendons pas à ce que ces activités extérieures relancent l’épidémie, car le troisième confinement a eu un effet beaucoup plus important que prévu”, souligne le chercheur.

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Cette forte diminution de l’épidémie n’avait pas été anticipée par la plupart des modèles épidémiologiques. Concernant celui de son équipe de mannequins, Mircea Sofonea explique qu’il avait été calibré sur le modèle des deux premiers confinements, où le taux de reproduction a fortement baissé dans la première phase puis est reparti à la hausse. Mais dans le cas du troisième confinement, la semaine de Pâques s’est finalement avérée plus propice à la circulation du virus que celles qui ont suivi.

« Cela montre que les modèles ont encore des choses à améliorer », reconnaît Mircea Sofonea, tout en rappelant qu’elles reposent sur des hypothèses et qu’elles ne sont en aucun cas des prédictions. Pour le chercheur, cette baisse inattendue confirme que la fermeture des écoles a rompu les chaînes de transmission.

Protection vaccinale

De son côté, Jean-Stéphane Dhersin, directeur adjoint de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions du CNRS, souligne que les modèles ont mal intégré les jours fériés de mai, interprétés différemment selon les experts dans le calcul de l’incidence. taux. Car à chaque fois il s’agit de compenser les faibles taux de détection de ces journées exceptionnelles, soit en leur appliquant les données d’une journée normale, soit en les utilisant. “Oubli”. « On avait une vision floue de la descente, certes plus lente que celle de la deuxième vague, mais constante, admet le mathématicien. Il y avait aussi un problème d’identifiabilité des causes, plusieurs causes conduisant aux mêmes effets. “

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