June 22, 2021

la prise de conscience des banquiers centraux

En septembre 2015, Mark Carney, alors gouverneur de la Banque d’Angleterre, a prononcé un discours pour mettre en garde contre les risques que le changement climatique faisait peser sur la stabilité financière. le Le télégraphe du jour, le grand quotidien conservateur britannique, a réagi avec un titre agacé : « Qui a rendu M. Carney responsable du changement climatique ? » Quoi d’autre? La guerre en Syrie ? “ A lire le quotidien, qui reflétait une idée répandue parmi les banquiers centraux, ils n’avaient pas leur place dans le débat environnemental.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Lents progrès de la finance pour accompagner la transition écologique

Six ans plus tard, le ton a considérablement changé. Pendant trois jours, du mercredi 2 au vendredi 4 juin, une conférence (virtuelle), organisée notamment par la Banque de France, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque des règlements internationaux, a réuni le gotha ​​des banquiers centraux d’examiner leur rôle dans la lutte contre le changement climatique. Les grands financiers les plus puissants de la planète étaient présents : Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Jerome Powell, chef de la Réserve fédérale américaine, ou encore Yi Gang, gouverneur de la Banque centrale de Chine. Aujourd’hui, il y a presque un consensus sur le sujet : les banques centrales veulent agir. « Ma génération a changé d’avis à ce sujet, recognizes François Villeroy de Galhau, the governor of the Banque de France. J’ai changé d’avis. “

Que ce soit pour mettre en place de nouvelles infrastructures pour produire de l’énergie verte, ou pour changer fondamentalement la technologie automobile, cela nécessitera un financement énorme.

« Notre planète brûle, ajoute Mmoi Lagarde. On pourrait regarder notre mandat et se dire que c’est aux autres d’agir. Je n’y crois pas. “ À ses yeux, il est évident que le changement climatique sera une source de volatilité économique et d’instabilité financière. Il tombe donc « Absolument notre mandat » d’agir, souligne-t-elle.

Ce débat n’est pas une obscure querelle ésotérique. La finance, carburant de l’économie mondiale, a un rôle clé à jouer dans la transition écologique. Qu’il s’agisse de mettre en place de nouvelles infrastructures pour produire de l’énergie verte, ou de changer fondamentalement la technologie des voitures, cela nécessitera des financements énormes. « La communauté financière a été cruciale dans la révolution industrielle du XIXe siècle, rappelle Luiz Pereira da Silva, directeur général adjoint de la Banque des règlements internationaux. Il peut jouer le même rôle avec le climat. “

Vous avez 61,48 % de cet article à lire. Le reste est réservé aux abonnés.

have a peek at these guys