June 25, 2021

L’ONU appelle à restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici 2030

Au Pakistan, 10 milliards d’arbres doivent être plantés en cinq ans et des efforts sont déployés pour restaurer des zones humides telles que la lagune Miani Hor au Baloutchistan. Au Costa Rica, le couvert forestier a doublé depuis les années 1980, et le développement de l’écotourisme contribue à l’augmentation du produit intérieur brut (PIB). En Chine, la cigogne orientale est retournée au lac Hong après que la végétation aquatique se soit reconstituée.

Au cours des prochaines années, ces initiatives devront se multiplier et changer d’échelle. A l’occasion du lancement de la décennie pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), les Nations Unies appellent la communauté internationale à mettre en œuvre ses engagements et à restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées, soit une superficie supérieure à celle de la Chine . Les dirigeants sont également invités à prendre des décisions similaires en faveur des océans, indiquent le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport publié jeudi 3 juin. Au total, 115 États ont déjà exprimé leur volonté de restaurer des territoires, notamment en Afrique subsaharienne, en Asie et en Amérique centrale.

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« Augmenter la protection et la gestion durable de ce qui reste de nos paysages naturels et de nos océans ne suffira pas : les écosystèmes dégradés de la planète et les énormes bénéfices qu’ils procurent doivent également être restaurés », expliquent Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, et Qu Dongyu, directeur général de la FAO. « Protéger des écosystèmes sains et des aires protégées est vital, mais nous avons causé tellement de dégâts que se concentrer uniquement sur la conservation ne suffit plus », ajoute Barnabas Dickson, l’un des principaux auteurs du rapport. La dégradation des écosystèmes est la perte des services qu’ils fournissent. Si l’on veut stopper l’érosion de la biodiversité mais aussi assurer la sécurité alimentaire ou atténuer les effets du changement climatique, ces fonctions doivent être restaurées. “

Huit écosystèmes profondément touchés

Les populations humaines ont laissé leur empreinte sur une très grande partie de la planète – une étude récente publiée sur le site Frontières estime, par exemple, que seulement 3% de la surface de la terre est “Ecologiquement intact”. Dans leur rapport, le PNUE et la FAO se concentrent en particulier sur huit écosystèmes (terres agricoles, forêts, eaux douces, prairies, formations arbustives et savanes, montagnes, océans et zones côtières, tourbières, zones urbaines) sur lesquels il faut agir en priorité : tous ont été profondément touchés, notamment par les changements d’affectation des terres et la surexploitation des ressources.

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