June 24, 2021

les débuts chaotiques du vaccin Moderna en ville

Messenger RNA arrive enfin en ville. Cette étape était attendue par les professionnels de santé libéraux – médecins, pharmaciens, infirmiers et sages-femmes – qui pourront enfin proposer à leurs patientes le vaccin contre le Covid-19 du laboratoire Moderna, jusque-là accessible uniquement dans les centres de vaccination. .

Le flux de livraison de ce laboratoire est désormais entièrement redirigé vers la ville, seules les deuxièmes injections de personnes vaccinées dans le centre étant encore acheminées vers ces infrastructures. L’offre de médecine de ville s’étoffe ainsi avec un troisième vaccin, en plus de ceux d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson. Pfizer, elle reste destinée aux centres de vaccination.

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C’était une revendication de longue date : l’accès à l’ARN messager pour s’affranchir des vaccins adénoviraux, peu prisés et réservés aux plus de 55 ans. Cependant, la fête est entachée d’événements imprévus. Un camion transportant 145 000 doses, soit un tiers du volume hebdomadaire distribué dans tout le pays, est tombé en panne le 26 mai, retardant les livraisons en pharmacie initialement prévues du 27 au 29 mai. dans plusieurs régions du sud de la France. Les professionnels ont finalement été approvisionnés en début de semaine, mais tous les rendez-vous organisés avant le mercredi 2 juin ont dû être annulés.

« Un retard inacceptable », a réagi vendredi la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) dans un communiqué, exhortant les pharmaciens à « Attendre de recevoir les vaccins avant de reprendre les rendez-vous », sans se fier à l’email de confirmation de la Direction Générale de la Santé.

« Parfois un camion tombe en panne »

« C’est ce qui arrive souvent dans les circuits logistiques complexes, commente mardi le ministère de la Santé. Quand on gère la livraison hebdomadaire de près de 90 000 professionnels de santé via le système efficace et pourtant exigeant des grossistes distributeurs et des pharmacies, et que l’on gère en parallèle l’approvisionnement de 1 700 centres, parfois un camion tombe en panne. “ Reste que cet échec engendre une légère baisse du taux de vaccination hebdomadaire, puisque 3,3 millions d’injections ont été réalisées la semaine dernière contre 3,6 millions la précédente.

Pour la médecine de ville, c’est la goutte d’eau. « Depuis janvier, nous n’avons pas connu une seule semaine de bon fonctionnement », soupire Philippe Besset, président de la FSPF, rappelant les retards de livraison chroniques d’AstraZeneca en début d’année. « Nous étions très motivés, mais nous voulions quelque chose de simple, regrette ce pharmacien de Limoux, dans l’Aude. Nous sommes dans un système parallèle depuis des mois dont nous n’avons pas réussi à nous sortir ».

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