July 28, 2021

La météo et la variante Delta ne retiennent pas les touristes français

Le tourisme français est poursuivi par les dix fléaux d’Egypte : après seize mois de pandémie de Covid-19, voici la variante Delta qui réapparaît et une “goutte froide” qui fige les trois quarts du pays dans une atmosphère automnale. Le phénomène météorologique, indiquant une poche d’air froid dans un environnement plus chaud, a rendu le début de l’été peu propice aux escapades et a accru l’incertitude, tant pour les estivants que pour les opérateurs touristiques. Même embarras au lendemain des annonces présidentielles du 12 juillet. La fréquentation estivale, qui s’annonce supérieure à celle de 2019 – une année record pour les hôtes français – en souffrira-t-elle ?

Les professionnels du tourisme ont abordé la saison avec l’ardeur de ceux qui ont longtemps été contraints. Leur principale préoccupation face au déconfinement ? Trouver suffisamment de personnel pour satisfaire une France prise d’une frénésie de consommation. Les cases de réservation sont devenues rouges, pour août, comme l’année dernière, mais aussi pour juillet. Et ces week-ends de juin ! On allait voir ce qu’on allait voir : le pays allait troquer le gel hydroalcoolique contre de la crème solaire. Quelques semaines après le début de la saison, et alors que débute la période la plus chargée, le discours reste positif – à l’exception majeure de la région parisienne, toujours privée de clientèle internationale.

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Les réservations de locations en campings – 40 % des nuitées du marché chaque été – sont en avance sur 2019 et 2020, les emplacements nus accusant un léger retard du fait de la diminution de la clientèle étrangère. Pierre & Vacances-Center Parcs revendique également « Des tendances extrêmement favorables » et mieux que ces dernières années, ainsi qu’une durée de séjour qui est passée de sept à neuf nuits. Même satisfaction avec Gîtes de France et Villages Vacances France.

« Comme prévu, tous ceux qui partent habituellement à l’étranger restent ici », résume Stéphane Villain, vice-président de DNA Tourisme, fédération des organismes institutionnels. A domicile, en Charente-Maritime, la durée moyenne de séjour est passée de quatre jours, avant la crise, à six, portée par l’occupation plus fréquente des résidences secondaires.

Le littoral plébiscité

Réservations sur Airbnb, envoyées à Monde par le site AirDNA, remontent partout par rapport à 2020. Si l’on compare à 2019, les nuits réservées apparaissent en baisse de 15%. Mais la baisse s’explique exclusivement par la désaffection pour l’Ile-de-France (- 65%) et toutes les grandes villes, à l’exception notable de Marseille – Nice, Nantes, Toulouse, Lille, Bordeaux, Strasbourg et Lyon, dans cet ordre. , perdre entre 30% et 50%.

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