June 22, 2021

l’espoir des propriétaires de boîtes de nuit pour cet été

Si rien n’est encore officiel, la réouverture des discothèques serait imminente, selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et le Groupement national des indépendants (GNI), réunis en conférence de presse, jeudi 10 juin. Les deux syndicats, qui ont présenté leur proposition de protocole sanitaire pour leurs établissements, ont affirmé « Qu’il ne s’agisse plus d’une réouverture ou non, mais plutôt des modalités de [celle-ci] ». Date prévue de la reprise des festivités dansantes : le 30 juin, si le secteur parvient à convaincre le ministère de la Santé, qui lui préférerait la date du 2 juillet. De son côté, Bercy a déjà donné son feu vert.

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Concrètement, l’UMIH et le GNI proposent deux phases pour la réouverture des dancefloors. La première, du 30 juin au 30 juillet, permettrait aux discothèques d’accueillir, en intérieur, 65% du nombre maximum de public habituellement autorisé, et 85% en extérieur. La seconde, du 31 juillet au 28 août, fournirait une jauge de 85 % en intérieur, et 100 % en extérieur. Autre limite : les établissements indoor peuvent admettre, simultanément, un maximum de 1 000 personnes, puis 1 500 en seconde phase. Les établissements de plein air pourraient accueillir jusqu’à 3 000 personnes simultanément dès leur réouverture.

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Concernant les mesures sanitaires, elles seraient dans un premier temps situées en amont de l’entrée de la discothèque. Le client devra présenter un passeport sanitaire en cours de validité, c’est-à-dire soit la preuve d’avoir été vacciné depuis au moins deux semaines, soit un test négatif (PCR, antigène ou autotest), réalisé dans les quarante-huit heures avant l’entrée en discothèque.

Quinze mois de fermeture

Le projet de protocole prévoit une autre option, pour le moins inattendue : les fêtards non encore vaccinés pourront entrer, s’ils réalisent un autotest de salive sur place, “Faites-le vous-même, devant les agents de sécurité”, précisent Thierry Fontaine et Jérôme Guilbert, présidents des branches discothèques des deux syndicats. Le protocole ne prévoit pas que le personnel de santé présent à l’entrée des établissements s’assure d’une utilisation adéquate des tests.

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cependant, “La collecte des autotests n’étant pas réalisée par un professionnel de santé, la possibilité d’obtenir un “faux négatif” provoqué par une erreur de collecte est bien réelle”, peut-on lire sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Qui prendrait en charge le coût du test ? C’est « Encore à définir », Suite ” on pourrait récupérer ceux de l’éducation nationale, qui ne sont pas utilisés. ça sauverait l’état », affirment les deux représentants de la profession.

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Les discothèques attendront néanmoins le 21 juin avant de fixer la date à laquelle les stroboscopes et les mixeurs pourront être rallumés. Ce sera le jour de la Fête de la musique que « Le Président de la République s’est engagé à [les] rencontrer “, affirment M. Fontaine et M. Guilbert. « Nous attendons beaucoup de cette rencontre », soulignent-ils.

Après plus de quinze mois de fermeture, le secteur ne compte plus que 1600 établissements. Et déplore environ 300 dépôts de bilan, selon les syndicats.

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