June 22, 2021

La reprise mondiale, un levier pour la relance des entreprises françaises

Depuis sa fabrique de savon liquide – la seule en Europe – située entre Annemasse (Haute-Savoie) et le lac Léman, Xavier Thiry voit loin, très loin. Son regard est sur l’Asie, « Qu’on a vu rebondir très vite, à partir de novembre 2020 », et aux États-Unis, où il aimerait s’implanter. Pour le patron du Laboratoire Provendi, qui non seulement produit du savon liquide, mais travaille comme fabricant pour de multiples marques de produits d’hygiène et de beauté, le développement de l’entreprise passe plus que jamais par le marché international.

“Les opportunités n’ont jamais été aussi évidentes, il explique. Actuellement, je réalise environ 40 % du chiffre d’affaires, soit 9 millions d’euros, à l’export. Je souhaite porter cette part à 55%, et atteindre 13 ou 14 millions de chiffre d’affaires à l’export. “ Pour y parvenir, cette PME de 75 salariés, épaulée par une quinzaine d’intérimaires, a investi 2 millions d’euros pour doubler la capacité de l’usine.

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Pour les entreprises françaises, la forte reprise économique à l’œuvre tant en Asie qu’aux Etats-Unis peut devenir un levier en vue de se relancer après la crise. L’incroyable dynamisme du marché chinois en est la preuve. Selon les chiffres publiés lundi 7 juin, les importations ont augmenté de plus de 50 % sur un an, la plus forte hausse enregistrée en dix ans.

« Le coût du fret a augmenté de 20 % »

Les Etats-Unis, grâce à une campagne de vaccination forcée, une politique monétaire particulièrement accommodante et les 1 900 milliards de dollars (1 560 milliards d’euros) de relance, devraient savoir « Une forte accélération de la croissance », explique William De Vijlder, chef économiste du groupe BNP Paribas. L’assureur-crédit Euler Hermes a fait le calcul. Après une baisse de 8 % en 2020, le commerce mondial de biens et services rebondirait, à + 7,7 % en 2021 et + 6 % en 2022. Pour les entreprises en France, cette dynamique pourrait se traduire par une hausse de 8 % des exportations en 2021 et 5,7% en 2022, soit 59 milliards d’euros à gagner la première année et 47 milliards la seconde.

Les ventes de services d’assurance, de conseil, de recherche et développement à l’étranger sont bien orientées

Une perspective alléchante, même si elle peine encore à se concrétiser, comme en témoignent les chiffres du commerce extérieur de la France, publiés mardi 8 juin. le déficit à plonger. En revanche, le commerce des services se rééquilibre un peu : les ventes de services d’assurance, de conseil, de recherche et développement à l’étranger sont bien orientées.

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