June 23, 2021

Oil price rises in wake of economic recovery

Il y a un an, le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait autour de 35 dollars (environ 29 dollars), après être tombé sous les 20 dollars lors de la première vague de Covid-19 et du confinement printanier, qui avaient étouffé l’activité économique et la demande d’or noir. Du jamais vu depuis 2002. Un an plus tard, le prix du pétrole brut échangé à Londres repassait au-dessus de la barre des 70 dollars (57 euros), porté par une reprise que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de réviser à la hausse pour cette année (+ 5,8%).

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L’amélioration n’a pas échappé à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et à dix autres pays hors OPEP, dont la Russie, qui ont formé en 2016 un cartel baptisé « OPEP + » pour peser contre les pays consommateurs. . Mais ils restent prudents et surveillent l’évolution du marché de mois en mois. Réunis le mardi 1est juin par visioconférence, il ne leur a pas fallu une demi-heure pour renouveler leur décision d’avril, « Prise en compte des fondamentaux de marché observés » : desserrer progressivement les vannes d’ici fin juillet, soit 2,2 millions de barils supplémentaires.

Les deux plus gros exportateurs de brut, l’Arabie saoudite et la Russie, se donnent un délai supplémentaire pour décider d’une nouvelle augmentation de la production

Les marchés ont validé cette stratégie : le baril de Brent pour livraison en août a gagné 1,34% (à 70,25 dollars) et le WTI livrable en juillet de 2,11% (à 67,72 dollars). L’Arabie saoudite et la Russie, les deux plus gros exportateurs de brut, se donnent plus de temps pour décider d’une nouvelle augmentation de la production. Il semble certain qu’ils mettront davantage d’or noir sur le marché au second semestre, une décision qui pourrait être prise le 1est juillet, lors de la prochaine réunion OPEP+. Les prix à la pompe, notamment en France où les taxes sont élevées, devraient donc rester élevés.

A la veille du sommet, le secrétaire général de l’OPEP, le Nigérian Mohammed Barkindo, a reconnu que les incertitudes pèsent encore sur les prix, citant notamment la crise sanitaire. De grands pays comme l’Inde, troisième consommateur mondial de brut derrière les États-Unis et la Chine, la Thaïlande et le Japon sont loin d’en avoir fini avec le Covid, tout comme le Brésil et le Pérou. La vaccination progresse, certes, mais l’apparition de variantes plus transmissibles rend nerveux les acteurs du marché pétrolier, qui constatent une légère baisse de la demande en avril.

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