June 23, 2021

HGV drivers more exposed to risk factors for their health

Surpoids et tabagisme : les chauffeurs routiers circulant en France sont plus exposés à des facteurs de risque pour leur santé, avec des conséquences potentiellement dangereuses sur la route, que le reste de la population, révèle une étude scientifique financée et publiée mercredi 2 juin par Vinci Autoroutes fondation.

S’ils se disent plutôt satisfaits de leur vie professionnelle, estimant que leur travail leur procure un sentiment de liberté et appréciant le caractère indépendant de leur travail, cette étude montre que 24% des 515 conducteurs de 18 nationalités différentes – dont 55% de Français – les répondants sont obèses (contre 16 % chez les hommes français), 38 % consomment du tabac quotidiennement (contre 28 %) et moins d’un tiers (29 %) déclarent pratiquer un sport.

Autant de facteurs de risque pour leur santé « À cause de leurs conditions de travail » (mode de vie sédentaire, alimentation, horaires de travail), notent Loïc Josseran, professeur de santé publique, à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, hôpital Raymond-Poincaré de Garches (AP-HP), et la chercheuse Patricia Delhomme, Recherche Directeur du Laboratoire de psychologie appliquée et d’ergonomie de l’université Gustave-Eiffel, qui a piloté cette étude menée en mars et avril 2018 sur quatre aires d’autoroute.

Première étude en France

Selon eux, il est le premier à s’intéresser au comportement et à la santé des chauffeurs routiers circulant en France. « Par la suite, plusieurs études internationales ont également montré que CPL [conducteurs de poids lourd] présentent une prévalence plus élevée de pathologies cardiovasculaires, de diabète, de cancer du poumon, ou d’obésité directement liés à leur mode de vie et leurs conditions de travail », ajoutent-ils.

Les conséquences en termes d’accidentologie peuvent être réelles. « Le tabagisme et l’obésité ne font pas bon ménage avec le sommeil, et [favorisent] en particulier l’apnée du sommeil, qui provoque une baisse de l’attention pendant la journée », emphasizes Professor Loïc Josseran to Agence France-Presse. « Lorsque vous êtes en surpoids ou obèse, vous êtes moins alerte, vous bougez moins vite, vous manquez donc de capacité de réaction si la situation l’exige. [au volant] », il ajoute.

Habitué à conduire depuis longtemps et « Aux tâches routinières », selon Patricia Delhomme, les conducteurs interrogés sont 40% à avoir frôlé l’accident l’année dernière. Mais le pourcentage “Est un voisin par rapport aux automobilistes, qui parcourent moins de kilomètres”, précise le chercheur, qui avait auparavant mené une étude similaire avec eux. Le but de cette étude est, selon le professeur Josseran, de « Prendre des mesures en termes de prévention » pour ces « Invisible, sans qui l’économie ne tiendrait pas trois semaines ; on s’en rend encore plus compte avec la crise sanitaire ”.

Ainsi, pour améliorer l’hygiène du conducteur, mis en place dans les aires de service « Un environnement propice à l’activité physique, ne serait-ce que la marche », proposer “Traiteur autre que sandwichs sous vide” voire augmenter le nombre de zones sécurisées. En effet, « Une grande majorité des conducteurs interrogés souhaitent pouvoir dormir et vraiment se reposer sans avoir à garder un œil ouvert pour surveiller leurs marchandises ou leur carburant », explique Patricia Delhomme.

Le monde avec l’AFP

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