June 23, 2021

La pieuvre, gentille géante d’un livre pour enfants

L’histoire aurait très bien pu être racontée avec un chien, un chat, ou tout autre classique du bestiaire des livres pour enfants. Mais voilà, l’animal qui déboule, un beau matin, dans (ou plutôt sur) la maison du petit narrateur, c’est une pieuvre. Une pieuvre géante, orange fluo, qui s’écrase sur le toit et dont les tentacules dévalent les murs de cette jolie cabane balnéaire.

Personne n’en veut, jusqu’à ce que les enfants – évidemment – ​​lui découvrent des qualités insoupçonnées : tour à tour, une équipe de foot à lui tout seul, un toboggan géant, un jardinier de fortune, une aide ménagère… Petit à petit, le poulpe est adopté par toute la communauté, qui puis regardèrent du coin de l’œil cet intrus : « Tout le monde nous a dit : Comme nous aimerions avoir une pieuvre aussi ! (Sauf le chef pâtissier du village, Omar, qui a dit : « Je préfère avoir un calamar. ») »

Mieux qu’un chat ?

D’ailleurs, prévoyez un petit tour préliminaire du dictionnaire pour pouvoir répondre avec audace à la question que votre enfant, comme vous, se posera en lisant cette phrase. « Le calmar, tu vois mon petit, est un mollusque céphalopode comme la pieuvre, mais il appartient au sous-ordre Decabrachia, et a donc dix bras, deux de plus que son cousin. “

Une fois cet étalage de pseudo-science parentale évacué, on peut s’interroger sur le choix des auteurs de faire connaître cette étrange créature à ventouses : pure absurdité ? Esthétique graphique ? Un peu des deux. Et sans doute aussi l’influence d’un mouvement terrestre (marin) qui tend à valoriser les ressources intellectuelles insoupçonnées du céphalopode. Votre enfant demande un chat ? Visez le poulpe (mais pas dans une salade !).

« Octopus and company », de Peter Bently et Steven Lenton, traduit par Marguerite de Joux, éd. Glénat Jeunesse, 32 p., 13 €. A partir de 3 ans.

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