June 25, 2021

A son tour, Thomas Pesquet adopte un blob

Qu’y a-t-il dans la valise de Thomas Pesquet ? Un casque de réalité virtuelle pour faire du vélo à Paris, des emballages de pain d’épice comestibles, une playlist de 200 pistes, des pinces acoustiques à ultrasons, des graines de souci, des plats cuisinés de chefs étoilés… raton laveur dans cet inventaire à la Prévert, mais quatre blobs.

« Quatre quoi ? “, étouffera ceux qui n’ont jamais entendu parler de cet organisme unicellulaire de la famille des myxomycètes, une curiosité scientifique dotée d’une intelligence d’autant plus remarquable qu’elle n’a ni cerveau ni neurones.

Lis l’histoire: Le blob, cet étrange génie visqueux, ni végétal, ni animal, ni champignon

Destiné à faire l’objet d’expériences en apesanteur, son voyage dans l’espace – qui ne débutera en fait qu’en août, après avoir été transporté vers la Station spatiale internationale (ISS) à l’intérieur d’un conteneur pressurisé. – a toute une consécration pour cette espèce d’aspect visqueux à la complexité comportementale fascinante.

C’est également le cas pour tous ceux qui élèvent, collectionnent et échangent des blobs comme un hobby. Le phénomène n’a pas l’ampleur des Tamagotchi, les animaux de compagnie virtuels créés par un fabricant de jouets japonais au milieu des années 1990, ni celle des pavots mexicains offerts par Pif Gagdet, vingt-cinq ans plus tôt, mais il découle de la même attirance pour les êtres étranges, et leur domestication.

Bought on Le Bon Coin

Ni animal, ni végétal, ni même champignon, le blob est en effet une créature pas comme les autres, aux capacités d’apprentissage et de régénération uniques. Coupez-le en deux et il guérira en moins de trois minutes. Rapprochez-le d’un congénère, et les deux individus fusionneront en une seule et même masse. Placez-le à l’entrée d’un labyrinthe, et il trouvera tout seul le chemin le plus court menant à la sortie où un gruau, sa nourriture préférée, a été placé.

Positionnez-le au milieu de plusieurs aliments éparpillés dans une boîte de Pétri (les petits cylindres, en verre ou en plastique, utilisés pour la culture de bactéries, par exemple), et il se déroulera comme un réseau ferroviaire afin de passer de l’un à l’autre efficacement . Il ne manque que le mot. “Ou ramener le ballon”, comme s’amuse Stéphane Josso, 43 ans, l’un de ces “blobistes” amateurs.

Cet exploitant d’une entreprise agroalimentaire à Concarneau (Finistère) a obtenu son premier exemplaire sur Le Bon Coin, en octobre 2020, après être tombé sur une annonce classée dans la catégorie “animaux”. « Cela reste un loisir instructif basé principalement sur l’observation, un peu comme avec un terrarium, il explique. Cela demande une certaine rigueur, sans prendre trop de temps si vous êtes organisé. Il est présent au quotidien, mais reste discret dans la vie quotidienne et familiale. “ Stéphane Josso possède désormais huit blobs, tous achetés sur Internet. Le trouver dans la nature, par exemple sur du bois mort ou des fruits pourris, n’est pas impossible, mais c’est un hasard.

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