June 23, 2021

D’une épreuve à l’autre, Bernard Tapie dans “Le Monde”

Ppourrait-il en être autrement ? Le 23 juin 1978, c’est lors d’un procès que le nom de Bernard Tapie apparaît pour la première fois dans Le monde. Une « première fois » qui résonne fortement avec l’actualité de l’homme d’affaires. De nouveau hospitalisé, Bernard Tapie ne peut assister à son procès en appel dans le dossier arbitral de son litige avec le Crédit Lyonnais. En 1978 donc, dans les colonnes des chroniques judiciaires de la Monde, son patronyme est alors rattaché à une qualité professionnelle beaucoup plus incongrue : ingénieur. Sûrement parce que la personne concernée détient un baccalauréat en électronicien.

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Dans ce premier article intitulé « Cinq dirigeants de Cœur-assistance sont mis en examen », il est accusé d’avoir vendu des contrats d’assistance à des patients cardiaques sans s’assurer de la viabilité du service : “M. Bernard Peyrat, juge d’instruction à Paris, a pu rassembler au bout d’un an suffisamment de présomptions de responsabilité pour inculper cinq des dirigeants de cette organisation, qu’il a laissées libres. Il retenait les délits de publicité mensongère et les infractions à la législation sur les sociétés anonymes. “ Il sera condamné à un an de prison avec sursis et à 20 000 francs d’amende (environ 3 000 euros).

Épisode fondateur de sa légende

Deuxième comparution, le 29 février 1980, dans le même contexte. Judiciaire. A l’occasion d’un procès entre lui et l’ancien empereur centrafricain Jean-Bedel Bokassa à qui Bernard Tapie a acheté ses sept propriétés en France pour une bouchée de pain. L’épisode fondateur de sa légende. Tapie avait fait croire au monarque déchu que ses châteaux allaient être saisis par la justice française. Au bout du« Une bataille de procédure compliquée », écrit le journaliste Michel Bole-Richard – ce commentaire, tenu des années avant le contentieux éminemment complexe concernant le Crédit Lyonnais qui occupe toujours Bernard Tapie, peut aujourd’hui faire sourire – les ventes seront annulées.

Il faudra attendre le 24 juillet 1980 pour lire le premier portrait long et cohérent de l’ancien chanteur Bernard Tapie, 36 ans, signé Laurent Greilsamer. “Résolument et outrageusement dans le jeu”, tout Bernard Tapie est déjà là : « Jeune brasseur d’affaires, dopé à la vitamine C, l’œil en perpétuel mouvement », « C’est un charmeur intelligent, diplômé en psychologie et, à coup sûr, un génie de la publicité : ‘On vous a caché trop de choses’, dit-il à la presse, ‘Je vais tout vous dire.’ Tout ce que ? “.

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