June 23, 2021

Cracovie d’Olivier Schneider – Fuzzy Skunk

C’est la plus grande place médiévale d’Europe, d’autant plus captivante qu’elle abrite des monuments prestigieux : « La basilique Sainte-Marie et ses deux tours carrées et asymétriques, le beffroi, vestige d’un hôtel de ville démoli au XIXe siècle.e siècle et, au centre de la place piétonne, la salle des draperies de style Renaissance. “ Olivier Schneider peut décrire, les yeux fermés, le Rynek, la place centrale de Cracovie, où il séjourne chaque été. L’ambiance est aussi au son : « Du haut de la basilique, depuis le Moyen Âge, un musicien joue un clairon toutes les heures vers les quatre points cardinaux. De jour comme de nuit, toute l’année, nous savons que nous sommes à Cracovie. “

Président de la Fédération des Usagers du Vélo (FUB) qui regroupe 430 associations locales, Olivier Schneider est le représentant infatigable de la « Local à vélo », comme il le dit lui-même. Qu’il essaie de convaincre les parlementaires, qu’il honore les demandes des médias, ou qu’il rédige, en pleine nuit, des notes destinées aux cabinets ministériels, le militant répète, sans le moindre signe de lassitude, la liste des multiples bienfaits du vélo.

Olivier Schneider, à Cracovie, en 2017.

Ce jour-là, entre une rencontre avec Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, et une rencontre au bureau de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, il a interrompu sa journée mouvementée pour parler de Cracovie. « Avec ma femme d’origine polonaise, c’est notre ville préférée. Dès que l’on peut, on y passe du temps ”, il dit.

La ville est pour lui un refuge, une madeleine. Enfant, il croyait, comme tous les élèves éduqués en Pologne, à la légende du dragon tapi dans la grotte de Smocza Jama, au pied du Wawel, le château où résidèrent les rois polonais jusqu’au XVIe siècle.e siècle. Les souvenirs affluent. « Les montagnards, les jours de marché, descendaient des villages des Tatras pour vendre des peaux de mouton, des chaussons, des sculptures en bois et puis leoscypek, un fromage de brebis fumé décoré de motifs abstraits. Ils avaient un accent qu’on n’entendait pas ailleurs ”, se souvient-il.

Né à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) d’un père français et d’une mère polonaise, Olivier Schneider passe une partie de son enfance à Wroclaw, où son père est attaché culturel. « A Cracovie, il y a le consulat, le service des passeports, le bureau de vote des expatriés. Nous y sommes allés souvent. Dès que je pouvais, je louais un vélo pour aller me promener en ville ”, se souvient aujourd’hui le président de la FUB.

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