July 24, 2021

En Europe, la fin du chômage partiel, un danger pour le marché du travail

Appelons-le Jean. Il travaille pour easyJet, est basé au Royaume-Uni et, depuis le début de la pandémie en mars 2020, estime qu’il n’a travaillé qu’une vingtaine de jours au total. Il n’a gardé son emploi que grâce au chômage partiel, qui lui garantit 80 % de son salaire. Mais dès la fin septembre, le gouvernement britannique mettra fin à ce système généreux. « Nous sommes tous extrêmement inquiets. La fin du chômage partiel signifie soit des licenciements, soit des baisses de salaires drastiques. “

Chez Ryanair, Laszlo Marothy, 35 ans, membre du personnel de cabine, partage cette inquiétude. Lui qui a plus d’une décennie d’expérience ne compte que deux jours de chômage partiel par mois en moyenne, grâce à la reprise progressive du trafic aérien. Sa compagne, qui fait le même métier mais est plus jeune, en a encore six à sept par mois.

« Dans certains petits aéroports, comme Leeds ou Bournemouth, qui ont moins de vols, le nombre de jours de chômage partiel est encore plus élevé », explique ce représentant du syndicat Unite. Il est extrêmement inquiet pour le courant du mois de septembre, surtout si une quatrième vague de la pandémie se matérialise. Ryanair prétend être ” finir ” à son recours au chômage partiel, mais prévient que le retour de « Restrictions inutiles » entre les frontières pourrait changer la donne.

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Le cas de ces deux compagnies aériennes illustre une évolution à travers l’Europe : les gouvernements commencent à supprimer ou à réduire l’accès au chômage partiel.

Le Royaume-Uni est le cas le plus extrême. Le système n’existait pas avant la pandémie et il doit être complètement supprimé d’ici la fin septembre. Ailleurs sur le continent, les conditions d’accès se durcissent. En France, depuis le 1est En juillet, les travailleurs à temps partiel perçoivent 72 % de leur salaire net, contre 84 % auparavant (les secteurs les plus touchés conservent une couverture à 84 % jusqu’à fin août). En Allemagne, à partir du 30 septembre, l’Etat n’assurera que la moitié du remboursement des charges sociales dues par l’employeur, contre tous actuellement. En Espagne, la suite à donner à l’« ERTE », le système de chômage partiel, fait débat : la ministre de l’Économie, Nadia Calviño, appelle à « Superviser la sortie du régime extraordinaire ERTE, qui a servi à répondre à la crise ».

Un rôle majeur d’amortisseur pendant la pandémie

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