June 25, 2021

Enchère record en vue pour les timbres des États-Unis et de la Guyane britannique

Record du timbre le plus cher au monde à battre, à lui seul : 9,48 millions de dollars, obtenu le 17 juin 2014 par un « 1 cent » noir et magenta, de Guyane britannique, émis en 1856, et connu d’un seul exemplaire… Le seul exemplaire qui sera donc soumis à nouveau aux enchères le 8 juin par Sotheby’s, toujours à New York, pour une estimation optimiste de 10 à 15 millions de dollars (environ entre 8,25 et 12,4 millions de dollars). euros).

Ce timbre est la propriété de nombreux chausseurs de luxe célèbres, l’américain Stuart Weitzman.

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Le dessin très effacé du timbre qui ne brille pas par ses qualités esthétiques, il faut bien l’avouer, représente un trois-mâts dans un cadre rectangulaire formé, avec la légende « Guyane britannique » et la devise de l’ancienne colonie « Nous sommes plus petits qu’à l’inverse[us] » (« Nous donnons et attendons en retour »), le tout imprimé en typographie, en noir, sur papier de couleur.

Timbre-poste de Guyane émis en 1966, avec un

Le timbre, signé des initiales EDW (pour ED Wight), est oblitéré « Ap 4 1856 Demerara » (« 4 avril 1856 Demerara »), du nom d’une ville de Guyane britannique, ancien nom de la capitale Georgetown.

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A noter que le prix de vente initial de ce timbre, en 1856, était de 1 cent, avant de descendre à 6 shillings, en 1873 (quand il fut « redécouvert » par un écolier)… Le prix Le timbre bondit en 1922, acheté à l’époque pour 32 500 dollars par un industriel américain… pour atteindre plus de 9 millions de dollars en 2014.

Timbres sur timbres-poste du Tchad, avec le magenta d'un cent de Guyane britannique (1856) et le

La rareté de cet autocollant fait qu’il a été reproduit sur certains timbres de divers pays : Corée du Nord, Tchad, Ajman et… Guyane (en versions modernes).

Bloc de quatre des Inverted Jenny de 1918 estimés à 5-7 millions de dollars.

Stuart Weitzman vend également un timbre-poste rouge et bleu de 24 cents, émis aux États-Unis en 1918, parmi les philatélistes américains les plus prisés, appelé « Jenny inversée » (la « Jenny à l’envers »), dont la rareté provient d’un erreur d’impression, l’avion représenté, un biplan Curtiss JN-4 baptisé Jenny, apparaissant à l’envers (les philatélistes parlent de « à l’envers »).

Plus extraordinaire, le lot proposé à la vente est un bloc de quatre unités, généreusement estimé entre 5 et 7 millions de dollars (environ 4,1 à 5,8 millions d’euros), alors qu’un tel bloc de quatre (mais sans bord de feuille) est parti en 2019 à 1,74 million de dollars chez Spink.

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Ces prix se réfèrent à l’analyse réalisée par l’économiste Roland Granier (Philatélie. Collections et investissements, PUF, 1999) : « Il existe de nombreuses similitudes qui [le marché philatélique] du marché de l’art (…). Biens non reproductibles (…), demande solvable de produits de luxe (…). Une grande incertitude sur les rendements financiers caractérise les deux marchés (…). Avec les œuvres d’art et la philatélie l’incertitude est sinon totale, du moins immense, d’autant plus qu’aucun revenu n’est perçu entre l’achat du bien et sa revente » et “L’inflation future et donc les rendements réels attendus restent une inconnue”.

Enfin, lors de la même vente sera proposée une pièce d’or américaine estimée entre 10 et 15 millions de dollars – qui fait partie de la dernière série de pièces d’or, appelée « Double Eagle », frappée par la Monnaie d’État. -Unis (US Mint), en 1933, mais qui n’ont jamais été officiellement mis en circulation, seuls quelques exemplaires ayant frauduleusement échappé au casting -, acheté en 2002 par Stuart Weitzman pour 7,9 millions de dollars.

Tous les bénéfices de la vente devraient être reversés à des œuvres caritatives, y compris la propre fondation du créateur, The Weitzman Family Foundation.

A noter que le site internet de la célèbre maison de ventes aux enchères suisse David Feldman, spécialisée en philatélie, propose un « Musée de la philatélie » très pertinent qui, entre autres rubriques, répertorie les raretés du monde entier, en précisant leur prix et la date de la transaction. , ou d’où ils viennent.

Ne manque évidemment pas le bloc de quatre de 1 franc vermillon à l’effigie de Cérès français avec un tête-bêche (plus de 900 000 euros en 2003), la lettre de Maurice de 1847 avec 1 penny rouge et 2 pence bleu (plus de 6 millions de francs suisses en 1993) ou le tre skilling banco de Suède de 1855, jaune au lieu de vert (2,875 millions de francs suisses en 1996)…

Sotheby’s, « Trois trésors collectés par Stuart Weitzman », le 8 juin, à New York.

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