Tir accidentel d’Alec Baldwin : l’acteur assure ne pas avoir pressé la détente

« La détente n’a pas été pressée… Je n’ai pas pressé la détente. » Dans sa première interview formelle depuis le drame du 21 octobre, dont l’intégralité doit être diffusée jeudi 2 décembre au soir par la chaîne américaine ABC, l’acteur Alec Baldwin assure ne pas avoir pressé la détente du revolver qu’il avait en main lorsque la directrice de la photographie Halyna Hutchins a été mortellement blessée par balle sur le tournage de Rust, un western dont il est également l’un des producteurs.

Au cours de cet entretien avec le coprésentateur de « Good Morning America », George Stephanopoulos, Alec Baldwin ajoute n’avoir « aucune idée » de la façon dont une munition réelle a pu se trouver sur le plateau du film, aboutissant à la mort accidentelle de Halyna Hutchins. « Jamais je ne pointerais une arme sur quelqu’un en pressant la détente. Jamais », clame-t-il.

Dans cet extrait, Alec Baldwin ne donne pas plus de détails permettant d’expliquer comment le revolver a pu se déclencher et tirer la balle mortelle. L’acteur travaillait une scène où son personnage dégaine une arme lorsque la directrice de la photographie a été touchée.

L’arme en question était censée ne contenir que des balles factices. A la question de savoir comme une munition réelle a pu se trouver dans le barillet du revolver, Alec Baldwin répond : « Je n’en ai aucune idée. Quelqu’un a mis une balle réelle dans une arme. Une balle qui n’était même pas censée se trouver sur place. »

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Plus de 500 munitions saisies sur le tournage

L’enquête de police se poursuit et, si aucune arrestation n’a eu lieu, des poursuites pénales ne sont pas exclues au cas où des responsabilités seraient établies, ont souligné les services du procureur de Santa Fe, dans l’Etat du Nouveau-Mexique. Selon un document diffusé mardi par les services du shérif de Santa Fe, Hannah Gutierrez-Reed, l’armurière du film a dit aux policiers qu’elle avait chargé cinq cartouches factices dans le revolver juste avant la pause déjeuner.

A la reprise, elle avait extrait l’arme du coffre où elle l’avait placée et ajouté une sixième cartouche, remettant ensuite le revolver à un autre employé du tournage. Peu après, elle dit avoir entendu une détonation en provenance du plateau. Hannah Gutierrez-Reed a déclaré aux enquêteurs qu’elle n’a « pas vraiment beaucoup vérifié » l’arme car elle était restée sous clé pendant le déjeuner. Elle avait auparavant affirmé ignorer la présence d’une quelconque munition réelle sur le tournage.

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La police a saisi plus de 500 munitions sur le tournage, présentées comme étant un mélange de cartouches à blanc, de cartouches factices et de quelques munitions suspectées d’être bien réelles. Les enquêteurs ont aussi fait état de possibles pistes pouvant expliquer la présence de ces munitions réelles, formellement interdites sur les tournages par les règles en vigueur dans l’industrie du cinéma aux Etats-Unis. L’un des fournisseurs des munitions employées sur le tournage de Rust, Seth Kenney, a déclaré qu’il avait potentiellement vendu à l’équipe du film des munitions assemblées artisanalement – peut-être à partir d’éléments recyclés – dont le logo correspond à celui figurant sur la cartouche mortelle.

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Le Monde avec AFP

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