A Glasgow, des prix stratosphériques et une organisation déficiente

Combien de délégués et de journalistes renonceront-ils à se déplacer à Glasgow pour la COP26, qui ouvre ses portes le 31 octobre ? Probablement nombre d’entre eux, au vu des prix exorbitants qu’affichent les hôtels et la plate-forme Airbnb pour la période dans la capitale économique de l’Ecosse. Hôteliers et particuliers ont fait grimper leurs tarifs sans vergogne, à des niveaux inaccessibles pour les petits budgets. Il faut compter entre 300 et 400 euros la nuit pour une chambre pas trop éloignée du centre-ville, et 1 000 euros la nuit pour les emplacements les plus centraux. Certains ont même mis des vans en location (entre 114 et 180 euros la nuit sur Airbnb), d’autres des places en dortoirs.

Un réseau citoyen, Human Hotel, propose aux habitants de Glasgow d’héberger des délégués pendant le sommet climat et plus de 800 ont heureusement répondu à l’appel. Mais à la mi-octobre, 3 000 personnes attendaient encore sur la liste du réseau qu’un lit se libère… Beaucoup se sont rabattus sur une chambre ou un appartement à Edimbourg, distante d’environ 80 kilomètres. L’offre Airbnb est abondante dans la capitale politique de l’Ecosse et les prix ont également grimpé, mais pas autant qu’à Glasgow. Problème : la M8, l’autoroute, qui relie Glasgow à Edimbourg, une des plus fréquentées du Royaume-Uni, risque d’être complètement congestionnée, de nombreux dirigeants ayant choisi de loger à Edimbourg. C’est le cas notamment du président américain Jo Biden.

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Début octobre, le quotidien The Scotsman mettait déjà en garde les automobilistes : début novembre, la M8 risque d’être partiellement fermée aux heures de pointe, il vaudrait mieux qu’ils optent pour le télétravail. Heureusement, des trains partent toutes les vingt minutes d’Edimbourg pour Glasgow, le trajet ne prend pas plus d’une heure, et les syndicats de ScotRail ont levé fin octobre un avis de grève qu’ils avaient émis pour toute la durée de la COP26, après avoir obtenu gain de cause sur des hausses de salaires.

Les contraintes du Covid

En outre, pour nombre de ressortissants étrangers – les non-Européens –, un visa est nécessaire pour entrer au Royaume-Uni. Tout comme une preuve de double vaccination ou un test négatif. Ces contraintes ont aussi pu freiner ou décourager les délégués de pays ayant un accès encore très limité aux vaccins, ceux que les niveaux d’infection au Royaume-Uni inquiéteraient (ils sont repartis fortement à la hausse) ou encore les ressortissants des quelques pays figurant encore sur la liste rouge du Royaume-Uni – Panama, Haïti, République dominicaine, Colombie (ils doivent s’isoler dix jours dans un hôtel de quarantaine à leur arrivée).

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A Glasgow, des prix stratosphériques et une organisation déficiente

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