July 29, 2021

La droite consulte pour la présidentielle de 2022, sans Xavier Bertrand

Pourront-ils se mettre d’accord avant le scrutin ? Le parti Les Républicains (LR) rassemble, mardi 20 juillet, plusieurs candidats potentiels de droite à l’élection présidentielle. Une rencontre, loin des caméras, qui se déroule sans le prétendant déjà déclaré, l’ancien LR Xavier Bertrand.

La droite a « Un devoir d’unité ». “Personne ne nous pardonnerait la désunion et aucun de nous [n’en] en sortirait indemne », a prévenu lundi, sur Europe 1, l’ancien négociateur du Brexit, et possible prétendant en 2022, Michel Barnier.

Le président de LR, Christian Jacob, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le maire d’Antibes, Jean Leonetti, chargé d’une mission sur le “Processus d’assemblage” des candidats potentiels en 2022, animez cette réunion à partir de 15h dans un hôtel parisien “À huis clos”. Son emplacement n’a pas été divulgué à la presse.

25 septembre comme date limite

Outre M. Barnier, le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), Philippe Juvin, sont attendus. . tous LR, ainsi que la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui a quitté le parti.

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« C’est un premier pas, un premier contact. Ce n’est pas une réunion décisionnelle », a-t-on dit dans l’entourage de M. Jacob qui, de son côté, rencontrera Xavier Bertrand ” dans les jours à venir “. Le président des Hauts-de-France a en effet refusé de participer à cette réunion, son entourage rappelant que M. Bertrand ne souhaitait pas être candidat à une primaire.

Le parti a fixé au 25 septembre la date limite pour parvenir à un accord. Si cette hypothèse optimiste ne se concrétise pas, un congrès se prononcera à l’automne sur un processus de bris d’égalité, malgré les réticences de la direction sur la primaire.

« L’heure des femmes est venue »

M. Bertrand entend se poser en rassembleur de sa famille politique, au risque de s’engager dans un bras de fer avec son ancien parti. « J’ai une responsabilité particulière, c’est à moi d’animer ce rassemblement (…), en restant sur une ligne qui est la mienne », a-t-il dit récemment.

Actuellement, il semble le mieux placé avec 18% d’intentions de vote, selon un sondage publié le 4 juillet, contre 14% à Valérie Pécresse et 13% à Laurent Wauquiez. Il reste derrière Emmanuel Macron (24%) et Marine Le Pen (26%).

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Mais ce cavalier solitaire fait grincer des dents le droit. « L’homme ou la femme providentiel que certains espéraient ne s’est pas imposé », affirmed Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez and Bruno Retailleau, as well as Hervé Morin (Les Centristes), in a tribune at the Figaro publié le 5 juillet.

Tous les quatre demandent l’organisation d’une primaire ” dès que possible “. Une primaire “Très largement ouvert” reste ici « Seule solution démocratique », soutient Valérie Pécresse, qui a déjà promis de ” écouter [sa] voix “ pendant l’été. « L’heure des femmes est venue », dit-elle dans Provence début juillet.

Débat sur la primaire

“Aucun de ceux qui veulent le soutien de cette famille politique ne se remettrait de ne pas participer, d’être en dehors de ce jeu collectif”, a prévenu M. Barnier sur le même ton lundi. Souhaitez-lui “Trouvez une méthode” car « Les primaires ne sont pas la seule solution ».

« J’espère que nous pourrons nous en passer grâce à un travail collectif entre nous. On peut construire une équipe française (…), trouver un chef d’équipe, sans forcément entrer dans une période de querelles, de divisions, de surenchères comme l’étaient les primaires par le passé », argumente l’ancien ministre de Jacques Chirac.

La direction de LR est très réticente à organiser une primaire, qu’elle considère comme synonyme de “Machine à perdre”, en ranimant les écuries et le ressentiment. Pour l’ancien ministre Jean-François Copé, la primaire est “Un piège” et « Une idée dangereuse » qui « Bénéficierait automatiquement à Laurent Wauquiez », il a dit au JDD 11 juillet.

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Le monde avec l’AFP