July 24, 2021

Au Mali, une “tentative d’assassinat” contre le président de la transition pendant la prière de l’Aïd

Deux personnes ont tenté, mardi 20 juillet, dans la matinée, de poignarder le président de la transition au Mali, le colonel Assimi Goïta. Les faits se sont produits lors du rite musulman de l’Aïd el-Adha, fête commémorative du sacrifice d’Abraham, à la Grande Mosquée de Bamako, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

C’est après la prière et alors que l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour abattre les moutons que les faits se sont déroulés. Le président Goïta a ensuite été emmené et ne semble pas avoir été touché, selon l’AFP. Interrogé par l’AFP sur la qualification de l’acte de “Tentative d’assassinat” du président, ses services ont répondu : « Oui tout à fait. “

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Il est ” sain et sauf “, a déclaré la même source, qui a donné des détails sur cette attaque : « Nous enquêtons. Au moins une personne a tenté de l’attaquer avec un couteau à la Grande Mosquée de Bamako ce jour-là. “

L’agresseur sous contrôle

Présent sur les lieux, le ministre des Affaires religieuses, Mamadou Koné, a expliqué qu’un « Un homme a immédiatement tenté dans la grande mosquée de Bamako de tuer le président de la transition avec un couteau ». Suite « Il était bien maîtrisé avant de commettre son forfait », il ajouta. « C’est après la prière et le sermon de l’imam, alors que l’imam devait aller sacrifier ses brebis, que le jeune homme a tenté de poignarder Assimi. [Goïta] par derrière, mais une autre personne a été blessée », a confirmé à l’AFP Latus Tourè, directeur de la grande mosquée.

La mosquée du roi Fayçal s’est ensuite vidée de ses fidèles et ses abords ont retrouvé le calme une quinzaine de minutes plus tard une fois que le président de la transition a été conduit au quartier général militaire de la ville de garnison de Kati, à une quinzaine de kilomètres. de Bamako, selon ses services.

Dans la Grande Mosquée, il était assis mardi matin avec d’autres dignitaires du régime, comme il est de coutume pour la “grande fête”, communément appelée Tabaski en Afrique de l’Ouest, avant que chacun rejoigne sa famille respective.

L’un des deux assaillants portait un turban, selon le même constat de l’AFP. Aucune piste n’a pu être privilégiée mardi à la mi-journée, dans un pays très instable politiquement et en proie à des violences multiformes depuis 2012.

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Two coups d’état in one year

Ces violences, qui ont commencé avec les indépendances puis les rébellions djihadistes dans le nord du Mali, se sont ensuite étendues au centre et au sud du pays, se mêlant à des conflits intercommunautaires et des attaques infâmes dans des zones où l’influence de l’État est très faible.

Le phénomène touche depuis plusieurs années le Burkina Faso et le Niger voisins, où opèrent également des groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique (EI). Bamako, généralement relativement épargnée par rapport au reste du pays, a connu par le passé des attaques djihadistes.

Le Mali a été le théâtre de deux coups d’État en moins d’un an. Tous deux, en août puis en mai, étaient dirigés par les mêmes colonels de l’armée, dirigés par le colonel Assimi Goïta, devenu depuis président de la transition.

Cet ancien chef de bataillon des forces spéciales n’a jamais bougé depuis neuf mois sans ses hommes, cagoulés et armés de fusils d’assaut. Le colonel Goïta et le nouveau gouvernement, nommés par la junte, ont assuré qu’ils tiendraient l’engagement de remettre le contrôle aux civils après les élections prévues le 27 février 2022.

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Le monde avec l’AFP