July 24, 2021

candidats à la recherche d’une dynamique, mais sans partis

« Je ne souhaite plus souscrire à la logique d’un parti unique. “ C’est sans doute Xavier Bertrand, sans équivoque sur son intention de franchir la structure du parti Les Républicains (LR) dans le cadre de sa candidature pour 2022, qui incarne le mieux le désenchantement pour les partis politiques en ce début de campagne. présidentiel.

Quatre ans après celle de 2017, qui avait vu Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon consacrer la notion de « mouvement », préférée aux partis traditionnels jugés trop hiérarchisés et encombrants, rares sont les candidats à la présidentielle à ne pas poursuivre dans cette voie. Tous tentent d’orchestrer autour d’eux une dynamique populaire, partie de la base, loin des partis et proche des Français, pour atteindre les portes du pouvoir.

A gauche, Anne Hidalgo a réuni, lundi 12 juillet, nombre d’élus locaux de Villeurbanne (Rhône) pour faire émerger les grands axes de sa candidature, dans la continuité de sa plateforme participative Idées en commun et scène d’un appel à son entrée dans la course à l’Elysée, avec la publication, le 30 juin, d’une tribune de 200 personnalités politiques pour l’exhorter à se déclarer (un nombre qui est depuis passé à 500). La maire de Paris entend imposer au Parti socialiste (PS) un soutien inconditionnel et une distanciation de l’appareil pendant la campagne, elle qui s’appuie avant tout sur son équipe municipale et son réseau d’élus.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Villeurbanne, Anne Hidalgo avance ses pions pour la présidentielle

A droite, les candidats putatifs et déclarés fondent tous leur légitimité sur l’onction populaire locale qu’ils ont reçue lors des élections régionales de juin, et tentent de forcer la main des instances dirigeantes de LR, quand ils ne les ignorent pas simplement comme Xavier Bertrand . Ce dernier n’appartient plus à aucune structure depuis qu’il a quitté LR en 2017, comme sa rivale Valérie Pécresse, qui a créé, en 2019, un mouvement au nom évocateur : Libres !

Un rôle logistique

Le Président de la République entend reproduire la dynamique ” de bas en haut “ qui l’a porté au pouvoir. Et ce, à distance de La République en marche (LRM), qui n’a jamais su trouver sa place tout au long du quinquennat d’Emmanuel Macron en quête permanente de bouleversement et échaudé par l’expérience de la « fronde » à la au sein du PS pendant les années Hollande. En témoigne le « tour de France » des territoires du président-candidat, qui préfère mettre en scène son lien direct avec les citoyens plutôt que de laisser un parti les inviter.

Il vous reste 51% de cet article à lire. Le reste est réservé aux abonnés.