August 5, 2021

plus de 91 000 candidats toujours en attente de places

A quelques heures de la fin de la phase principale de Parcoursup, qui s’achève à minuit, plus de 91.000 candidats attendent toujours, vendredi 16 juillet, une proposition de mission dans l’enseignement supérieur pour la rentrée prochaine.

Selon le dernier décompte du ministère de l’Enseignement supérieur, 91 178 candidats, sur un total de 841 518, n’avaient pas de proposition d’affectation jeudi soir : 45 683 lycéens, 33 770 candidats en demande de réorientation et 11 725 qui sont scolarisés à l’étranger. Dans une déclaration conjointe, le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministère de l’Éducation nationale se sont félicités que, « A ce jour, 568.000 bacheliers ont reçu au moins une proposition d’admission, soit 89,5% d’entre eux » :

« Ce taux est supérieur de plus de 1,3 point à celui de l’an dernier. Ces meilleurs résultats, qui signifient concrètement que près de neuf lycéens sur dix ont déjà trouvé une réponse à leur souhait de poursuivre des études supérieures, valent également pour les étudiants en réorientation, malgré le plus grand nombre d’inscriptions cette année sur Parcoursup (77% soit 1,3 point supplémentaire par rapport à 2020). “

« La plateforme Parcoursup est allée plus vite, a fait plus de propositions aux lycéens et candidats, puisque l’année dernière, seuls huit lycéens sur dix avaient reçu au moins une proposition d’admission », note Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup pour le ministère de l’Enseignement supérieur. “Notre priorité en ce moment est que ceux qui ont des propositions puissent aller s’inscrire et que pour ceux qui n’ont pas eu de propositions on puisse déclencher un dispositif personnalisé pour trouver une solution pour eux d’ici la rentrée”, il a continué.

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« Ce n’est pas acceptable »

Yann Carcel, vice-président du syndicat étudiant FAGE, note « Une légère amélioration » par rapport à l’année dernière, mais « Plus de 91 000 candidats en attente de places, c’est beaucoup et c’est toujours trop », il insiste. Selon lui, « La même grande préoccupation est toujours présente, celle de ne pas avoir le taux de satisfaction des candidats : sont-ils vraiment satisfaits des propositions qu’ils ont reçues ou s’agit-il d’une question de recours ? Y a-t-il plus de candidats cette année qui acceptent les troisième ou quatrième vœux ? “, il se demande.

Idem pour Mélanie Luce, présidente de l’UNEF, un syndicat étudiant opposé à Parcoursup. « On a toujours le même problème : combien de jeunes n’ont pas accès au domaine de leur choix ? “, dit-elle, ajoutant que plus de 91 000 personnes sans proposition, ” ce n’est pas acceptable “.

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Anne Roger, co-secrétaire générale du syndicat Snesup (enseignants de l’enseignement supérieur), soulève les agitations qui se font sentir très fortement dans les secteurs en tension. « Nous sommes dans une situation quasi similaire à l’année dernière pour les propositions faites sur Parcoursup. Mais des secteurs comme le Staps, à Rennes ou à Grenoble, ont tiré la sonnette d’alarme et ce n’est que le début d’une longue liste », craint-elle. « Il nous faut un projet politique pour que tous les jeunes qui veulent accéder à l’enseignement supérieur puissent le faire, c’est aussi simple que ça », martèle-t-elle.

La semaine dernière, les enseignants du Staps de l’université Rennes-II, l’une des deux plus grandes unités de France dans ce domaine sportif, avec 2500 étudiants, ont suspendu leurs tâches administratives pour dénoncer le manque de personnel. Les professeurs de Staps à l’Université de Grenoble ont emboîté le pas.

« Bac moins professionnel sur le carreau »

D’autres se félicitent de l’augmentation de l’attribution de places en BTS aux bacheliers professionnels cette année. « Il y a moins de bac pro sur le parquet, c’était un challenge et c’est une bonne chose », a relevé Françoise Lambert, secrétaire nationale de la SGEN-CFDT, syndicat favorable à la réforme. “Ce n’est qu’un début, mais il est très important de donner à ceux qui en ont le plus besoin des places dans les secteurs les plus encadrés”, elle a ajouté.

Depuis début juillet, « Les lycéens et les étudiants qui n’ont pas reçu de proposition d’admission ont été invités à [qu’ils soient informés] sur les opportunités de la phase complémentaire et [invités] demander l’appui des commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) », est-il écrit dans le communiqué des deux ministères, qui précise que 4 979 bacheliers ont déjà sollicité le soutien du CAES de leur académie et sont actuellement pris en charge.

L’an dernier, au même stade de la procédure Parcoursup, 53 892 lycéens (sur un total de 662 363) et 39 243 candidats en réorientation ou en séjour d’études à l’étranger (sur un total de 194 853) étaient sans proposition de réorientation. mission. Au total, 591 bacheliers restaient en fin de procédure Parcoursup l’an dernier, fin septembre.

Pour tous ceux qui resteront sans réponse à partir de vendredi soir, il convient de regarder les places vacantes de la phase dite “complémentaire”, qui court jusqu’au 16 septembre.

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Le monde avec l’AFP