July 24, 2021

L’ONU appelle à la libération des prisonniers et au dialogue

Le Haut-Commissariat des Nations Unies (ONU) aux droits de l’homme a appelé vendredi 16 juillet à la libération urgente des personnes arrêtées lors des manifestations à Cuba. Michelle Bachelet appelle au dialogue, tout en appelant à la levée des sanctions affectant le pays.

La population cubaine est confrontée à de graves pénuries, aggravées par la crise économique qui frappe le pays, la pire depuis trente ans. L’île a été secouée le 11 juillet par des manifestations historiques, d’une ampleur sans précédent depuis la révolution de 1959.

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Un mort et cent arrestations

« J’exhorte le gouvernement à répondre aux demandes des manifestants par le dialogue et à respecter et protéger pleinement les droits de tous les individus à la réunion pacifique et à la liberté d’opinion et d’expression »dit Mmoi Bachelet dans un communiqué de presse.

« Je regrette profondément la mort d’un manifestant dans le cadre des manifestations à La Havane ; il est important qu’une enquête indépendante, transparente et efficace soit menée et que les responsables soient punis », elle a ajouté. L’ancien président du Chili a également réitéré « Son appel à la levée des sanctions sectorielles unilatérales, compte tenu de leur impact négatif sur les droits humains, dont le droit à la santé ».

La Havane, sous sanctions américaines depuis 1962, a imputé la responsabilité de ces excès à Washington, qui poursuit un « Une politique d’étranglement économique pour provoquer des troubles sociaux ». Le gouvernement cubain a annoncé mercredi une première série de mesures pour apaiser la population, notamment en facilitant l’entrée sur l’île de nourriture et de médicaments.

Les mobilisations, dont certaines se sont poursuivies lundi, ont fait un mort et plus d’une centaine de détenus, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale. « Je suis très préoccupé par le recours excessif présumé à la force contre des manifestants à Cuba et l’arrestation d’un grand nombre de personnes, dont plusieurs journalistes », souligné Mmoi Bachelet. « Il est particulièrement préoccupant que parmi eux se trouvent des personnes qui seraient détenues au secret et des personnes dont on ne sait pas où elles se trouvent. Toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits doivent être libérées d’urgence », elle a ajouté.

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Joe Biden prêt à “aider le peuple cubain”

Le président des Etats-Unis a répondu jeudi aux critiques adressées à son administration concernant la réaction des Etats-Unis à cette crise. Joe Biden a assuré lors d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière Angela Merkel qu’il envisageait ” Plusieurs choses (…) pour aider le peuple de Cuba ”, une « État défaillant qui opprime ses citoyens ».

Il a notamment annoncé qu’il était prêt à envoyer « Quantités importantes » vaccins anti-Covid-19 « Si, en effet, [il était] certain qu’une organisation internationale administrerait ces vaccins et le ferait de manière à ce que les citoyens aient accès à ces vaccins », Cuba n’ayant pas adhéré au programme UN Covax. Les États-Unis vérifient également s’ils ont les « Capacités technologiques » nécessaire pour “Récupération” Internet mobile coupé sur l’île communiste, a-t-il ajouté.

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Les relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, après une brève réconciliation entre 2014 et 2016, sont au plus bas depuis le mandat de Donald Trump. Pendant le temps passé à la tête du pays, l’ancien président des États-Unis a renforcé l’embargo en vigueur depuis 1962, dénonçant les violations des droits humains et le soutien de La Havane au gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela. . Ces sanctions, ainsi que l’absence de touristes en raison de la pandémie, ont plongé Cuba dans une profonde crise économique et généré une forte agitation sociale, suivie de près à Washington et sur le continent américain.

Le monde avec l’AFP