July 29, 2021

Les pétillants de fruits sans alcool suscitent l’enthousiasme

Pour les amateurs de bulles dans le fruit, il existe des champagnes et crémants, cidres et poirés, mais le fruit pétille aussi sans fermentation, sans alcool. Les parents connaissent forcément le presque incontournable Champomy, au nom évocateur, inventé en 1989. Mais le pommier géant – 6,2 millions de litres de ce jus de pomme bulle vendu en 2020, 70 % du marché – ne peut cacher le verger où se trouvent quelques producteurs. cultivateurs soucieux de proposer des jus de fruits pétillants de qualité.

Un secteur certes étroit mais en progression, atteste Olivier Bourasseau, directeur marketing, communication et innovation des Jardins de l’Orbrie, dans les Deux-Sèvres, l’un des pionniers. Depuis dix-sept ans, le domaine produit des fruits pétillants, et la gamme Cœur de pom’ – l’une des plus complètes, avec sa pomme-citron (bio), pomme-raisin (bio), pomme-fraise, pomme. framboise, etc., de 3,20 euros à 4,50 euros – est né en 2015.

« Les lignes commencent à bouger. Le pétillant aux fruits était avant un achat d’accompagnement pour ceux qui ne boivent pas d’alcool. Les gens ne faisaient pas forcément attention à la qualité du produit, mais ça change », explique Olivier Bourasseau. Ce qui annonce une augmentation de 5% à 10% chaque année et des effectifs qui ont doublé en deux ans, atteignant 70 salariés.

Une opération assez technique

L’entreprise, à l’origine centrée sur l’arboriculture, travaille désormais sur la transformation du fruit, à la manière d’un vigneron de ses cépages, et propose également des pétillants monocépages, avec la Pink Lady, la reinette tramp, ou encore une pomme à chair rouge. , la Lune Rouge. Marc Le Prince, à la tête de l’entreprise arboristerie Thomas Le Prince (arbres fruitiers) et coopérative fruitière (pommes, poires, cerises, framboises, coings, fraises), propose également une belle collection de jus de fruits, plats et pétillants. « A la base, il y a toujours le fruit frais – nous avons 130 hectares de vergers à part entière – mais nous nous sommes lancés dans la transformation il y a vingt ans », le PDG avance.

Une opération assez technique, car il faut carbonater à froid, c’est-à-dire attendre que le jus de fruit refroidisse s’il a été pasteurisé. Le dioxyde de carbone injecté dans la bouteille la met en surpression, ce qui nécessite des contenants épais, un processus long, qui est gazéifié « au col » (au niveau de la bouteille) ou « au réservoir ». « Vous pouvez produire 3 000 à 5 000 bouteilles de jus de fruits par heure, mais si c’est mousseux, vous tombez à 1 000 ».

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