July 25, 2021

En RDC, un projet de loi controversé sur la nationalité des candidats à la présidentielle

Un projet de loi prévoyant l’exclusion des candidats d’origine étrangère de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) a été déposé jeudi 8 juillet à l’Assemblée nationale, a-t-on appris auprès de son initiateur, Noël. Tshiani.

Le camp d’un candidat potentiel à la prochaine élection présidentielle prévue fin 2023, Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga (sud-est), né d’une mère congolaise et d’un père grec, dont les partisans participent au nouveau gouvernement du président Félix Tshisekedi a dénoncé cette initiative.

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« Ma proposition a été soumise au bureau de l’Assemblée nationale. Il vise à bloquer l’accès à la fonction de Président de la République qui doit être réservée exclusivement aux Congolais nés de pères et mères congolais », a indiqué à l’AFP M. Tshiani, proche du chef de l’Etat, qui a déjà fait part de son intention de se représenter.

Pour M. Tshiani, ancien candidat à la présidentielle, plusieurs autres fonctions (premier ministre, ministres royaux, présidents d’assemblées, chef de l’armée et de la police, etc.) ne devraient être exercées que par des Congolais nés de père et mère d’origine congolaise.

« Instrumentaliser le droit de la nationalité »

Le projet de loi a été déposé par le député Nsingi Pululu du Front commun pour le Congo (FCC) dirigé par Joseph Kabila, prédécesseur de M. Tshisekedi, qui a déclaré à la presse bénéficier de « Le soutien de 260 députés » sur 500.

Le camp de M. Katumbi, riche homme d’affaires et propriétaire du prestigieux club de football TP Mazembe, a vivement réagi, accusant M. Tshisekedi et son parti de chercher à « Exclure les candidats potentiels à la présidentielle en instrumentalisant la loi sur la nationalité ».

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“M. Katumbi n’est pas prêt à monter dans cette charrette qui veut l’amener à la guillotine”, a indiqué à l’AFP Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de M. Katumbi.

Accusation du camp présidentiel « Préparer une parodie électorale pour installer un régime autocratique », M. Kamitatu a estimé que soumettre ce projet de loi au Parlement pour débat serait « La ligne rouge à ne pas franchir ». En juin, des tensions ont éclaté à Lubumbashi (sud-est), fief de M. Katumbi.

Le monde avec l’AFP