August 5, 2021

dans le Gard, un match entre l’Union de gauche et le Rassemblement national

Le département du Gard passera-t-il, dimanche soir, aux mains du Rassemblement national (RN) ? Avec 53 536 voix (31,55 % des suffrages exprimés), le parti d’extrême droite devance largement le premier tour des élections départementales. Il est présent au second tour dans dix-sept des vingt-trois cantons. C’est pire qu’en 2015, où le Front national (nom du parti jusqu’en 2018) était maintenu dans vingt-deux cantons. Cette fois, il n’y aura pas de triangulaire, seulement des duels au second tour.

Le scénario est nouveau pour le RN, qui prend déjà le contrôle du département. « Nous sommes prêts à diriger », proclame Yoann Gillet, candidat pour Nîmes-2, qui affrontera le syndicat de la gauche dimanche prochain, arrivant treize points d’avance sur lui. “Ils n’ont plus de réserve d’électeurs, assure cet ancien militant de l’UMP. Je suis assez confiant quant au report des votes. D’abord, nous allons convaincre les non-votants de chez nous, mais aussi les non-votants et les déçus de droite, qui ne s’identifient pas à un candidat communiste. “ Après avoir arpenté les marchés en présence de Gilbert Collard, eurodéputé et figure locale du parti, mercredi matin, le candidat est plus motivé que jamais : « Nous sommes dans le Gard, et tout est possible, y compris notre victoire. “

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Dans un département historiquement ancré à gauche, personne ne croit vraiment à ce virage, si ce n’est les militants du RN. La gauche – qui, dès le premier tour, proposait une liste syndicale avec neuf formations représentées – a vu sa stratégie récompensée et s’est retrouvée, avec des partis apparentés, dans vingt cantons au second tour. « Les abstentionnistes, nous comptons aussi dans nos rangs et nous les chercherons », explique Arnaud Bord, leader socialiste, plutôt serein, qui ne croit pas ” pas du tout “ au scénario d’une défaite pour sa liste : « Il n’y a pas que les chiffres, c’est aussi la dynamique et nous avons définitivement marqué des points. Normalement, nous sommes aux portes du département avec une bonne majorité. “

« Le risque est réel »

Entre Rhône et Vidourle, le vrai point d’interrogation, outre l’abstention, se résume à deux lettres : LR, l’acronyme du parti Les Républicains. Que vont faire les électeurs de droite, notamment à Nîmes, où les proches du maire, Jean-Paul Fournier, ont subi une lourde défaite ? Lorsque les Républicains appellent au blocus dans le sud du département, bastion du RN, leur position est beaucoup moins nette dans la plus grande ville du Gard. « Nos adversaires sont de gauche », a même déclaré, chaud, le maire de Nîmes en Midi libre, avant de faire marche arrière. A l’inverse, les candidats de La République en marche (LRM) invitent clairement « Ne pas voter sur les candidats du Rassemblement national ». Valérie Rouverand, who came to Nîmes, adds: « J’ai une totale confiance dans les électeurs qui m’ont fait confiance au premier tour. Pas de vote pour le RN ! “

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