August 5, 2021

Les plans de Macron contrecarrés par la défaite de LRM

Emmanuel Macron lors du premier tour des élections régionales et départementales, au Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), le 20 juin 2021.

Annonce de la réouverture des discothèques le matin, inauguration de la Samaritaine à midi, Fête de la Musique le soir, dans la cour de l’Elysée, avec Jean-Michel Jarre aux platines, épaulé par Marc Cerrone, le roi du disco, et même la pop star internationale Justin Bieber, de passage au palais présidentiel avec sa femme Hailey… La journée d’Emmanuel Macron, lundi 21 juin, se voulait aussi joyeuse et légère qu’un départ en vacances d’été. Comme s’il fallait étourdir et passer sous silence le résultat désastreux de ses troupes, la veille, lors du premier tour des élections régionales.

Avec seulement huit candidats qualifiés au second tour dans les treize régions métropolitaines, sans réelle possibilité d’influencer le résultat du scrutin, les représentants de la majorité se sont appuyés sur un mal criant : la faiblesse de la présence locale de La République en marche ( LRM), quatre ans après l’arrivée au pouvoir du chef de l’État. « Le maillage territorial prend du temps, tente d’expliquer le porte-parole de LRM, Roland Lescure. Si l’on voit le verre au quart plein, force est de constater que nous allons inscrire notre ancrage dans la durée où nous nous maintenons au second tour. “

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Partout où les candidats macronistes ont franchi la barre des 10 %, et où le risque d’une victoire du Rassemblement national (RN) semble, à leurs yeux, écarté, la direction du parti a plaidé auprès de ses candidats en faveur du maintien des listes présidentielles majoritaires. . Ni retrait ni fusion, donc.

La direction du parti Les Républicains (LR), vainqueur du premier tour, avait en tout cas renoncé à cette logique d’alliance. Les macronistes, arrivés à la troisième ou à la quatrième place dimanche soir, seront seuls au deuxième tour, le 27 juin. « Cette élection nous a ramenés à ce que nous sommes, de nouveaux entrants en politique, reconnaît le délégué général de LRM, Stanislas Guerini. Nous devons construire notre ancrage étape par étape, en commençant par obtenir des élus départementaux et régionaux pour faire entendre la voix de la majorité présidentielle. “

« Nous sommes inexistants »

A dix mois de la présidentielle, ce coup de semonce prend pourtant des allures d’avertissement pour Emmanuel Macron. Soucieux de ne pas se retrouver trop éclaboussé par ce résultat, le chef de l’Etat devrait faire une pause dans son « tour de France » post-crise sanitaire durant cet entre-deux tours, tout en maintenant le rythme des bonnes nouvelles attendues du déconfinement. « Nous poursuivons la trajectoire lancée depuis des semaines : rouvrir, relancer, prendre le pouls », assure un proche d’Emmanuel Macron, qui dit ne pas croire à un effet négatif du scrutin sur la popularité du locataire de l’Elysée.

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