June 22, 2021

LR se donne jusqu’en novembre pour désigner son candidat

Ils l’ont exhorté à aller de l’avant, à décider d’une date pour décider du nom du candidat à la présidentielle. Enfin, Christian Jacob, le patron du parti Les Républicains (LR), a annoncé un calendrier mercredi 9 juin. Sans vraiment accélérer les choses, il ne tranche pas non plus la question de l’organisation ou non d’une primaire afin de “Décider”, comme l’expression va à droite, des candidats potentiels. Réunis en comité stratégique le matin même, les cadres du parti ont demandé au maire d’Antibes, Jean Leonetti, de travailler sur « Un processus de sélection du candidat dans nos familles politiques de droite et du centre ».

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« Nous entamerons au lendemain des élections départementales et régionales une nouvelle séquence, celle de l’élection présidentielle, qui nous conduira en novembre à avoir un candidat à la présidentielle », a expliqué Christian Jacob lors d’une conférence de presse. “L’objectif”, a-t-il poursuivi, est d’avoir « Un candidat au rallye » sans pour autant « Pour chauffer les clans les uns contre les autres ».

Concrètement, l’idée de la direction est de lancer deux grandes enquêtes d’opinion avec le Centre d’études de la vie politique française (Cevipof) sur un panel de 15 000 membres. « Aux valeurs de la droite et du centre ». Le premier devrait être rendu le 20 septembre, le second est attendu en octobre. « Ces enquêtes éclaireront le processus de choix de Leonetti », a déclaré Christian Jacob. Bref, soit un candidat naturel émerge à l’issue de ces enquêtes, soit le parti décide de mettre en place le système de bris d’égalité sur lequel Jean Leonetti aura travaillé. Pas d’accélération donc, mais un candidat désigné à l’automne, comme l’imaginait depuis quelques temps la direction.

Une primaire organisée en deux mois ?

Donc sur le papier, les choses sont simples. En fait, personne ne semble comprendre la même chose au sein du parti tant les mots sont ambigus. Alors pour les anti-primaires, ce calendrier est une aubaine. Pour eux, ce n’est ni plus ni moins qu’un moyen pour Christian Jacob de gagner du temps afin d’éviter les primaires, privilégiant au passage un retour rêvé de son candidat de cœur, François Baroin. Les partisans de Xavier Bertrand espèrent aussi que ce report permettra l’émergence de l’ancien ministre, qui refuse obstinément de participer à toute course interne.

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Comment, explique un farouche opposant à la primaire, organiser une élection en seulement deux mois alors que celle de 2016 avait demandé près de dix-huit mois de préparation ? « Je suis satisfait de voir que les sondages d’opinion qualitatifs permettront d’éclairer notre choix de candidat à la présidentielle. Tout le monde doit comprendre que nous ne sommes pas dans des écuries, mais nous devons être derrière le candidat le mieux placé pour accéder au second tour », affirme Damien Abad, député de l’Ain, patron du groupe LR à l’Assemblée nationale et soutien de Xavier Bertrand.

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