June 24, 2021

Laurent Gbagbo rentrera en Côte d’Ivoire le 17 juin par un vol commercial

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo arrivera à Abidjan jeudi 17 juin par un vol commercial en provenance de Bruxelles, a annoncé son porte-parole mercredi 9 juin. « Le président Laurent Gbagbo est attendu le 17 juin à Abidjan, il arrive par un vol de la compagnie [Brussels Airlines] à 14 heures “a déclaré Justin Katinan Koné lors d’une conférence de presse.

Absent depuis dix ans de Côte d’Ivoire, M. Gbagbo « Vient pour la paix et son souhait est que tout se passe en paix » à l’occasion de son retour, a déclaré Katinan. Selon lui, l’ancien président arrive porteur « Un message de réconciliation très important attendu par le peuple et dont l’objectif est de ressouder au maximum les liens rompus ». « Les préparatifs vont bon train » et « Le gouvernement ne nous a exprimé aucune restriction, nous travaillons selon le format que nous nous sommes fixé, à savoir un accueil populaire », a-t-il souligné.

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Dans la soirée, M. Gbagbo a dénoncé « Le déracinement nocturne des affiches commandé par [ses] sympathisants […] et qui visait à informer les populations de son retour », selon un communiqué diffusé par son avocate, Habiba Touré. « Le président Laurent Gbagbo appelle les Ivoiriens à l’apaisement et leur demande d’aller au-delà d’un simple problème d’affiches. Il croit que le travail de réconciliation est beaucoup plus important que cela. […] Il rappelle qu’il compte rentrer dans son pays le 17 juin 2021, et cela dans le calme et la sérénité”, écrit Me Touré.

Le gouvernement veut éviter tout débordement

La décision du président Alassane Ouattara d’autoriser Laurent Gbagbo à rentrer dans son pays en lui accordant les avantages dus à son rang d’ancien chef de l’Etat a été prise après son acquittement le 31 mars par la Cour pénale internationale (CPI), qui l’a jugé pour crimes contre humanité. Des négociations sur les conditions de ce retour après dix ans d’absence ont eu lieu ces dernières semaines entre le parti de M. Gbagbo et le gouvernement, qui veut éviter tout débordement lors de l’accueil que souhaitent réserver ses partisans.

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M. Gbagbo a été arrêté en avril 2011 après plusieurs mois d’une crise post-électorale provoquée par son refus de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2010. La crise résultant de ce refus a fait quelque 3 000 morts. C’est pour ces violences que M. Gbagbo a d’abord été détenu dans le nord de la Côte d’Ivoire, puis transféré fin 2011 à La Haye, où la CPI l’a finalement acquitté en appel le 31 mars.

Le monde avec l’AFP

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