August 5, 2021

le président du Medef veut une réforme après la présidentielle

Pour le patron du Mouvement des entreprises de France (Medef), l’heure n’est pas à la réforme des retraites. Geoffroy Roux de Bézieux a estimé, mercredi 9 juin, que la réforme des retraites devrait être un sujet de débat lors de la présidentielle.

« Pour mener à bien cette réforme, il faut du capital politique. Le temps a passé depuis 2017. Pour moi, c’est un débat présidentiel, tous les candidats doivent prendre position », a déclaré le patron du syndicat patronal au quotidien Les échos, tandis qu’Emmanuel Macron remettait sur la table la possibilité de relancer ce chantier explosif.

« C’est la seule réforme sociale qui touche tout le monde. Elle a donc besoin d’une légitimité démocratique », a encore plaidé M. Roux de Bézieux, qui a dit qu’il ne voulait pas « De la « réforme-patch » dans trois mois, sinon il faudra y revenir après la présidentielle. Et les Français n’y comprendront rien ».

Selon lui, la réforme de l’assurance-chômage “Est plus urgent que celui des retraites”, voiture « Parmi les difficultés de la reprise, il y a le recrutement ».

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Avertissement des syndicats

Le chef de l’Etat a alimenté la spéculation en réaffirmant qu’il devrait prendre des décisions “Difficile” pour que la dernière année du quinquennat soit “Utile”. Lors d’un déplacement dans le Lot, les 2 et 3 juin, M. Macron a soudainement placé la question des retraites au cœur du débat. Il avait souligné que “Rien n’est exclu”, mais que la réforme “Très ambitieux” – même si « Transporteur préoccupant » – qui était sur les rails avant d’être écourté par la crise du Covid-19, ne pourra pas l’être “Récupération telle quelle”.

Dans la foulée, les syndicats ont mis en garde le gouvernement contre l’adoption d’une réforme des retraites avant 2022. “C’est juste de la folie”, a déclaré le secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Laurent Berger. « Ce n’est pas le moment. (…) Nous continuons à dire ce que nous disons depuis des mois : il n’y a pas de place pour un débat apaisé autour de la question des retraites avant l’élection présidentielle. Quelle que soit l’option choisie, elle apparaîtrait totalement inflammable », a déclaré lundi M. Berger. De son côté, son homologue de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, a indiqué qu’il serait” une erreur “.

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Demande un relèvement de l’âge de départ à 64 ans

Si le président du Medef souhaite reporter le débat après la présidentielle de 2022, la question devra alors être rapidement mise sur la table. « Il va falloir agir dès septembre 2022, sans attendre », a-t-il déclaré, envisageant de désindexer les pensions de l’inflation et de relever l’âge de la retraite à 64 ans.

Face au déficit du système de retraite, finalement moins important que prévu après la crise sanitaire mais dont le besoin de financement est estimé entre 7 milliards et 10 milliards d’euros par an, Geoffroy Roux de Bézieux réfléchit à trois options pour un retour à l’équilibre financier . Le premier est « L’augmentation des cotisations mais, là, c’est le boulot qui va boire », a-t-il prévenu mercredi sur RMC.

La seconde est « La désindexation des retraites. Je ne pense pas qu’il soit absurde que, alors que les retraités ont été protégés pendant cette crise et que ce sont plutôt les jeunes qui ont trinqué, on leur demande un effort temporaire. Cela dépend aussi de l’inflation », il ajouta. “Et puis il y a l’âge”, a conclu M. Roux de Bézieux, précisant que « Il a probablement 64 ans ».

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Le monde avec l’AFP

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