August 5, 2021

Pour Laurent Berger, une réforme des retraites avant la présidentielle serait “de la folie”

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé lundi 7 juin que ce serait “de la folie” d’engager une réforme des retraites avant la présidentielle de 2022, refusant toutefois de “réagir de manière excessive” alors que l’exécutif ne s’est pas encore présenté. son projet.

« Ce n’est pas le moment. (…) Nous continuons à dire ce que nous disons depuis des mois : il n’y a pas de place pour un débat apaisé autour de la question des retraites avant l’élection présidentielle. Quelle que soit l’option choisie, elle apparaîtrait totalement inflammable », a déclaré Berger à l’Agence France-Presse (AFP). « L’heure est venue de la reprise, de la réparation de l’épreuve que nous avons traversée, dont tout le monde ne sort pas indemne (…). Il y aura des gens qui resteront au bord de la route ; fatigue, lassitude, parfois colère. Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter de l’huile sur le feu ”, a souligné le secrétaire général de la CFDT.

Interrogé sur l’éventuel abandon du système de retraite à points que réclamait la CFDT, M. Berger a tardé, affirmant avoir « Des sources qui [lui] dire qu’il n’y a rien d’arbitraire”. « Désormais, chacun prendra sa part de responsabilité. Une approche purement paramétrique est une approche qui ne nous conviendrait pas du tout, tout le monde le sait ”, ajoute le patron du syndicat réformiste.

Majorité divisée

Jeudi 3 juin, le président de la République a relancé le sujet, jugeant que la réforme ne pouvait pas reprendre ” comme si “ mais prévenant qu’il n’hésiterait pas à prendre des décisions “difficiles” d’ici à la présidentielle du printemps 2022. La majorité est divisée sur le bien-fondé de relancer le débat sur ce projet de réforme ultra-sensible. De son côté, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a récemment estimé que la France en avait besoin. ” de sorte que [le] le système de retraite par répartition est financièrement viable ».

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Conçue à l’origine comme l’une des grandes réformes de la présidence d’Emmanuel Macron, la réforme des retraites a suscité de larges protestations et mouvements de grève fin 2019 et début 2020. La réforme avait été suspendue avec l’entrée de la France dans une première période de confinement. en raison de la pandémie de Covid-19.

Dès l’été 2020, lorsque Jean Castex a été nommé chef du gouvernement en remplacement d’Edouard Philippe, Emmanuel Macron s’est dit « Ouvert à quoi [la réforme] être transformé “, sans envisager son abandon. Sous la pression des syndicats de salariés et de la pandémie, un premier report a été décidé.

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Le monde avec l’AFP

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