June 25, 2021

De retour sur scène, Donald Trump entretient le suspense sur une nouvelle candidature

Flirtant avec une nouvelle candidature à la présidentielle de 2024, Donald Trump, banni des réseaux sociaux, a prononcé samedi 5 juin son premier discours télévisé depuis des mois, prévenant que le “La survie de l’Amérique” dépendait d’une victoire républicaine aux élections législatives de l’année prochaine.

Si l’ancien président américain a trouvé sa musique de campagne, le ton était plus calme, contenu, devant quelque 1 200 invités à la convention du Parti républicain de Caroline du Nord que lors de ses fameux grands meetings.

Lors d’un discours d’une heure et demie à Greenville, dans le sud-est des États-Unis, le milliardaire de 74 ans a une nouvelle fois évoqué l’idée d’une nouvelle candidature en 2024, « Une année que j’attends avec impatience », sous les applaudissements.

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Et a réitéré ses allégations infondées de fraude électorale massive lors de l’élection présidentielle de novembre 2020. “Cette élection restera dans l’histoire comme le plus grand crime du siècle”, a lancé celui qui n’a toujours pas explicitement reconnu la victoire de son successeur démocrate, Joe Biden, près de cinq mois après avoir quitté la Maison Blanche. Dans le public, une femme portait une casquette avec le message : « Trump a gagné ».

L’Amérique “humiliée”

Banni des réseaux sociaux depuis l’assaut meurtrier du Capitole le 6 janvier par ses partisans, qui ont dénoncé le « vol » du scrutin, le milliardaire n’avait pas prononcé de discours télévisé depuis février. Malgré ce silence, il est toujours aussi influent parmi les Républicains et, se faisant passer pour le faiseur de rois, diffuse, par voie de communiqués quotidiens, son soutien électoral aux élections législatives du « moyen terme » de novembre 2022… ou les critiques au vitriol de ses ennemis.

“La survie de l’Amérique dépend de notre capacité à élire des républicains à tous les niveaux, à partir de mi-mandat l’année prochaine”, a-t-il déclaré. Immigration illégale « À des niveaux records », « Nos entreprises pillées par des cyberattaques étrangères », le prix de l’essence “Exploser”, il a dépeint une image calamiteuse du début du mandat de Joe Biden. “L’Amérique est méprisée et humiliée sur la scène mondiale”, s’incline “Avant la Chine”, a-t-il accusé.

Le 45e Le président des États-Unis a également abordé d’autres grands sujets populaires parmi les républicains, tels que la défense du droit de porter des armes, la“Endoctrinement” supposés écoliers dans les écoles publiques où l’on parle de racisme, provoquant des applaudissements.

Le public, en revanche, restait silencieux lorsqu’il se disait ” très fier “ avoir acheté « Des milliards de dollars de ce vaccin avant même que nous sachions qu’il fonctionnait ». « Nous avons sauvé des millions et des millions de vies », a-t-il martelé, sans provoquer de réaction. Les États-Unis ont le bilan le plus lourd au monde, avec près de 600 000 décès dus au Covid-19.

Très proche de sa famille, l’ancien président a cédé un instant sa place à sa belle-fille Lara Trump pour annoncer qu’après des mois de rumeurs, elle ne briguerait finalement pas un siège au Sénat américain.

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Atout électoral

Le magnat de l’immobilier a également dénoncé le “Les procureurs de la gauche radicale à New York”, tandis qu’un grand jury y a été constitué en mai pour déterminer les charges qui pourraient peser contre lui ou son groupe.

Malgré le traumatisme de l’attentat du Capitole et sa théorie, maintes fois démantelée par la justice, de fraude électorale, peu de républicains ont pris leurs distances avec Donald Trump. Parce que beaucoup le voient encore comme un atout précieux pour « moyen terme », au cours de laquelle ils espèrent reprendre le contrôle du Congrès. Une influence sans précédent pour un président américain défait au terme d’un seul mandat. Le triste bilan de la pandémie sous son mandat et « Un discours dangereux ne suffit apparemment pas aux républicains pour rompre avec un président perdant », tacle un porte-parole du Parti démocrate, Ammar Moussa.

Accusé par la Chambre des représentants de“Incitation à l’insurrection” à l’assaut de Capitol Hill, Donald Trump a été acquitté par le Sénat en février à l’issue d’un deuxième procès en destitution, faute de voix suffisantes du côté républicain.

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Provocateur, Donald Trump a publié vendredi que ” la prochaine fois “ qu’il serait à la Maison Blanche, il n’inviterait pas le patron de Facebook Mark Zuckerberg, indigné d’avoir été suspendu sur le réseau social pendant deux ans. Une décision inédite. Egalement banni de Twitter, l’ancien président a de nouveau épinglé samedi le patron de Facebook : “Nous ne pouvons pas laisser ce genre d’individu diriger notre pays”. Quant à un retour sur la plateforme ? “Je ne suis pas vraiment intéressé”.

Le monde avec l’AFP

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