June 23, 2021

Le Nigeria suspend Twitter pour une durée indéterminée – Fuzzy Skunk

Le gouvernement nigérian a annoncé vendredi dans un communiqué avoir suspendu les activités de Twitter dans le pays le plus peuplé d’Afrique, deux jours après que le réseau social eut supprimé un tweet du président Muhammadu Buhari.

« Le gouvernement fédéral a suspendu, pour une durée indéterminée, les activités du service de microblogging et du réseau social Twitter au Nigeria », précise le ministère de l’Information et de la Culture dans ce communiqué. En fin d’après-midi, le réseau social fonctionnait toujours au Nigeria, ont observé des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) dans le pays.

La déclaration a également été publiée sur le compte Twitter du ministère.

Interrogé par l’AFP, le conseiller spécial du ministère, Segun Adeyemi, a confirmé que « Les activités seront[aie]non suspendu pour une durée indéterminée ».

Des violences renouvelées dans le Sud

Mercredi 2 juin, Twitter a supprimé deux messages du président nigérian Muhammadu Buhari dans lesquels il menaçait les séparatistes du Biafra. Le réseau social a estimé que le chef de l’Etat enfreignait ses règles d’usage.

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Le sud du pays est confronté depuis plusieurs mois à une recrudescence des violences. Dans un de ses tweets, le président évoque la guerre du Biafra (1967-1970) et se montre clairement menaçant : « Ceux d’entre nous (…) qui ont connu cette guerre, les traiteront avec la langue qu’ils comprennent. “ Muhammadu Buhari, il a vécu cette guerre. Cet ancien général a violemment combattu la rébellion. Un million de personnes ont été tuées dans ce conflit qui a également provoqué une famine épouvantable.

Immédiatement après la suppression des tweets du président, le ministre de l’Information a déclaré : « Twitter a peut-être ses règles, mais ce ne sont pas des règles universelles. Si un président est extrêmement préoccupé par quelque chose, il est libre de le dire. Il avait notamment accusé le réseau social de tolérer les messages du leader d’un groupe séparatiste actif dans le sud-est du Nigeria qui, selon lui, encourageaient la violence.

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Le monde avec l’AFP

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