June 25, 2021

Le Mali assure qu’il respectera ses “engagements” internationaux

Choguel Kokalla Maïga, pressenti pour devenir le Premier ministre de la transition malienne, a déclaré, vendredi 4 juin, que son pays respecterait ses engagements internationaux, mais que ” les sanctions “ compliquer la situation, évoquant l’annonce française de la suspension des opérations militaires conjointes.

« Nous respecterons nos engagements internationaux qui ne sont pas contraires aux intérêts fondamentaux du peuple malien », a-t-il dit en ajoutant, lors d’un rassemblement à Bamako, « Qu’il n’y a pas d’engagements internationaux connus de tous qui soient fondamentalement contraires aux intérêts du Mali ».

Les colonels se sont engagés après leur putsch de 2020 et sous la pression internationale à une période de transition limitée à dix-huit mois et conduite par des civils. Le 24 mai, le colonel Assimi Goïta, qui restait le véritable homme fort de la transition, bafouait cet engagement en arrêtant le Président et le Premier ministre. Le colonel Goïta a depuis été déclaré président de la transition par la Cour constitutionnelle.

M. Maïga tient la corde pour être nommé premier ministre d’un gouvernement censé préparer ce retour au pouvoir des civils dans neuf mois maintenant. Il pourrait être nommé après l’investiture, prévue lundi, du colonel Goïta à la présidence.

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Le Mali « a besoin qu’on lui tienne la main »

Ce vétéran de la politique malienne, et désormais figure du mouvement dit du 5 juin (M5), s’est exprimé au lendemain de l’annonce française de la suspension de ses opérations conjointes avec l’armée malienne, après le deuxième coup de force du colonel Goïta. , 24 mai. La France exige des garanties qu’un Premier ministre civil sera nommé et que des élections auront lieu en février 2022 en vue de ramener des civils au pouvoir.

« Les engagements qui existent doivent être mis en œuvre dans l’intérêt exclusif du Mali », a déclaré M. Maïga, qui a prôné « Réalisme et [le] pragmatisme “. Mais les Maliens doivent dire « A la communauté internationale qui[ils] Compte[nt] sur sa compréhension. Les invectives, les sanctions, les menaces ne feront que compliquer la situation », a-t-il ajouté, tout en rendant hommage aux soldats français tués au Mali. « Nous devons dire à nos amis : notre peuple a besoin que nous lui tenions la main », a-t-il déclaré.

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Vendredi, la Banque mondiale a annoncé avoir « » a temporairement suspendu les décaissements de ses opérations au Mali pendant qu’il suit et évalue de près la situation ». Cette décision a, selon un porte-parole, été prise « Conformément à la politique de la Banque applicable à des situations similaires » à celui qui s’est produit au Mali.

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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a également suspendu le Mali de ses organes, exigeant également la nomination d’un nouveau Premier ministre civil et le maintien des élections début 2022. Le 26 mai, le Conseil de sécurité de l’ONU avait émis une condamnation ” fermé “ mais pas de sanction.

Le monde avec l’AFP

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